On ne le voit plus, on ne l’entend plus. Depuis ses déclarations calamiteuses en février devant des étudiants de Lyon, Laurent Wauquiez, le patron des Républicains, est à la peine. Mais que fait-il au juste?

Par Jannick Alimi.

Officiellement, il travaille à la reconstruction des Républicains. En nommant notamment aux postes clé que sont les secrétaires départementaux, des hommes à lui. En fin de semaine, le président de la région Auvergne Rhône Alpes lance le « Printemps des Républicains » et va tenter de remobiliser ses troupes en organisant une opération portes-ouvertes dans toutes les fédérations. Il prépare aussi les municipales en demandant aux cadres locaux du parti de lui faire remonter l’état de l’opinion publique sur le terrain. Une façon de remettre en route une machine qui, depuis la déroute de la présidentielle de l’an dernier, a connu, c’est le moins qu’on puisse dire, quelques ratés...  

Laurent Wauquiez paraît bien seul au sein même de son parti

On l’a encore vu cette semaine, et à deux reprises. Bruno Retailleau, le patron des Républicains au Sénat, a annoncé son intention de relancer Force Républicaine, le petit parti de François Fillon. Tandis que de son côté, Franck Louvrier, l’ex communicant de Nicolas Sarkozy a décidé de créer son association La Baule Audacieuse, sur le modèle de La France Audacieuse de Christian Estrosi, lui aussi en délicatesse avec les LR, afin de monter une liste aux prochaines municipales. Contrairement à Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, ces personnalités n’ont pas rompu les amarres avec Laurent Wauquiez, mais à l’instar de Valérie Pécresse et son mouvement Libres ! qui se réunira le 24 juin près d’Orléans, leur volonté d’autonomie fragilise terriblement le patron des Républicains.   

La tache de Wauquiez s’annonce ardue 

Sa volonté de marcher sur les terres de l’extrême droite  se heurte désormais à la très offensive Marion Maréchal, capable de séduire les retraités ou les CSP +, fidèles jusque-là aux Républicains. Quant à sa base d’origine ? Les juppéistes sont passés en masse chez Macron, et aujourd’hui on voit que les fillonnistes s’organisent et que les sarkozystes se défient de lui. Reste à Wauquiez à se constituer des réseaux et une doctrine à son nom... Et on en est loin...

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