Les "rabougristes" c’est une espèce qui se caractérise par son amour des palissades, des herses, des pont-levis.

Par Etienne Gernelle

Leur idée est très simple : le problème, c’est les autres. Leur solution ? Le repli, le rabougrissement.

Bref, ce sont les nationalistes, protectionnistes, eurosceptiques, etc.

Dans ce genre, les Français ne sont pas manchots. Par exemple Jean-Luc Mélenchon et ses amis, qui ont demandé le retrait du drapeau européen à l’Assemblée nationale. Oh les beaux rebelles que voilà! Voilà qui résoudra tous les problèmes.

Ils oublient au passage que la citoyenneté européenne existe depuis le traité de Maastricht, ratifié par referendum, et que cet indépendantisme textile est donc parfaitement idiot.

Sans surprise, les Insoumis ont d’ailleurs été soutenus sur ce sujet par le Front national, qu’ils ont réussi à surpasser ici sur l’échelle du nationalisme bas de plafond.

La France n’a pas le monopole du rabougrisme

On les trouve aussi de l’Angleterre à la Pologne, en passant par la Catalogne, où ils sont également à l’œuvre.

Si les indépendantistes catalans ne sont pas contre l’Europe, ils sont incroyablement hypocrites sur ce sujet! Leur amour proclamé de l’Europe est surtout un paravent à leur rejet de l’Espagne.

L’avenir de la la zone euro repose, entre autres, sur une forme d’unité budgétaire. C’est à dire que les pays riches payent - un peu - pour les plus pauvres. On sait cela depuis les thèses du prix Nobel d’économie Robert Mundell sur les zones monétaires. Il faut par exemple que, tout comme Paris paye pour la Corrèze, la France paye – un peu - pour la Grèce.

Or la riche Catalogne, ne veut pas payer pour le reste de l’Espagne. Et les indépendantistes, vont nous expliquer que pour la Grèce, oui, ils voudraient bien payer ?

C’est tout le problème des rabougristes: les palissades dont ils rêvent les empêchent de voir très loin.

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