Un jeu de chaises musicales inversé où il y a plus de chaises que de participants. Résultat, pour pallier ce manque de candidats, Christophe Castaner a été contraint d’ouvrir la porte à des alliances avec LR ou le PS. Ce qui lance officiellement la campagne et officieusement le début des grandes manœuvres.

Par Arthur Berdah.

En 2020 on pourrait avoir des villes sans tête de liste LREM. L’aile droite de la macronie a déjà repéré quelque 150 grandes villes juppéistes où des accords sont possibles, comme Bordeaux, Nice, Reims, Nancy ou Toulouse… Et il revient désormais à l’aile gauche de la majorité de faire ce même travail pour rééquilibrer le tout. Mais attention dans l’entourage d’Emmanuel Macron on prévient que « rien n’est gratuit » et que La République en marche entend poser des conditions en échange de son soutien. Pour l’instant deux pistes sont à l’étude : une plateforme programmatique que les candidats soutenus par La République en marche devront approuver et une charte des valeurs qu’ils devront signer. Mais une troisième option est sur la table : le fait de contraindre ces élus à renoncer à leur ancienne étiquette dans l’espoir de les convertir au macronisme d’ici 2022...

L’idée d’Emmanuel Macron c’est surtout de réussir à frapper des gros coups dans des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg, Grenoble, et peut-être Rennes. Sauf que pour ça il y a de grandes chances que ça soient les ministres qui s’y collent, comme Benjamin Griveaux dans la capitale ou Christophe Castaner dans la cité phocéenne. Le problème c’est que s’ils sont élus il faudra ensuite trouver des gens pour les remplacer au gouvernement. Un jeu, donc, avec plus de chaises que de participants.

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