On n'est pas très optimiste pour l'avenir du PS.

Par Renaud Dély.

Aujourd’hui, au Parti socialiste, il n’y a pas trop d’idées, pas beaucoup de militants, pas non plus des masses d’électeurs, en fait, rue de Solférino, le siège parisien que le parti a mis en vente, il y a surtout des fantômes. Deux en l’occurrence. D’abord le fantôme de François Hollande. L’ancien président passe son temps à recevoir des bataillons d’élus dans son bureau de la rue de Rivoli. 

Il exhorte la jeune génération à prendre ses responsabilités lors du congrès prévu en mars. Et cet activisme a même poussé le patron du groupe à l’Assemblée, Olivier Faure, à pousser un coup de gueule en lançant que « ce n’est pas à François Hollande de nommer le prochain premier secrétaire ».

L’autre fantôme, celui-là, on ne l’attendait plus. Il est réapparu samedi à Marrakech. C’est Dominique Strauss-Kahn ! Les mauvaises langues jugeront un peu audacieux que DSK sorte du silence en pleine tempête mondiale sur le harcèlement sexuel, mais bon, il a osé. En marge d’un colloque, Dominique Strauss-Kahn a asséné :  

Je crois qu’il n’y a pas d’avenir pour le PS et c’est une bonne chose. Il est temps que le PS disparaisse. 

Pour défendre, le PS, une fois encore, c’est Olivier Faure qui s’y est collé. Il a tweeté : 

Triste de voir DSK se tromper de rancœur. Le PS n’est pour rien dans son abandon de la vie politique...

Certains socialistes espèrent qu’un troisième « fantôme » va finir par se dévouer...

Un certain Bernard Cazeneuve. L’ancien Premier ministre répète qu’il ne veut pas mais sous le quinquennat Hollande, Cazeneuve, c’était le couteau suisse du gouvernement. Il remplaçait tout le monde et multipliait les missions périlleuses. Résultat, aujourd’hui, beaucoup en font le seul sauveur capable de retaper le parti que Léon Blum appelait « la vieille maison » et qui n’est plus qu’une « maison hantée… »   

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