Nicolas Sarkozy à Metz
Nicolas Sarkozy à Metz © MaxPPP/L'Est Républicain/Alexandre Marchi

Mieux vaut s habituer aux nouvelles saveurs de la cuisine politique . Car la campagne présidentielle est belle et bien lancée. Oui c'est en 2017. Oui c'est loin. Et pourtant Nicolas Sarkozy est déjà de retour derrière les fourneaux. Préparez-vous à un festin bien roboratif. L'annonce de son retour sur Internet n'était qu'un amuse-bouche. La surprise du chef, c'est maintenant. Il l'a inaugurée jeudi à Troyes. Et rebelote ce soir, à Vélizy. Le candidat à la présidence de l'UMP va nous servir et nous resservir sa dernière spécialité à tout bout-de-champ.

Enquoi consiste cette nouvelle recette pour convaincre ?

Le but : créer une nouvelle saveur qui efface le goût amer d'un homme qui parle beaucoup et n'écoute pas les autres. Contrairement à Valéry Giscard d'Estaing qui s'invitait à votre table, l'ancien chef de l'Etat nous invite presque à la sienne. Ces réunions publiques sont présentées comme un échange interactif façon café du commerce amélioré. Dans la nouvelle carte du chef Sarkozy, le menu « près de chez vous » avec tous les ingrédients qui font le sel d'une efficace cuisine politique.

D'abord, pour mettre du liant, parler de lui et créer un peu de complicité avec le public :

Ajouter ensuite une bonne dose de proximité.

Et répondre à toutes les questions, même aux interrogations existentielles d'un adolescent de 17 ans :

En voilà un qui n'a pas de problèmes de puberté !

En plus d'incorporer une bonne rasade de thématiques droitières, pour relever le tout, ne surtout pas hésiter à concasser du François Hollande. Ca marche à tous les coups :

Et une pincée de glamour, hein, pourquoi se priver surtout quand Carla Bruni-Sarkozy est dans la salle :

Les 2500 gourmets présents ont adoré le repas. Pour les autres, c'est déjà l'indigestion. Un sondage Ifop pour le JDD publié hier, indique que la cote de Sarkozy a déjà reculé de sept points auprès des sympathisants de l'UMP. Il va peut-être falloir rectifier un brin l'assaisonnement. Quitte à revenir à des préparations plus classiques.

Vous connaissez l'adage : c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes.

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