Le premier ministre Edouard Philippe était hier à Dijon. Il est un peu sur tous les fronts actuellement. Il porte les annonces. On le sent comme libéré.

Edouard Philippe à Dijon
Edouard Philippe à Dijon © AFP / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Par Marcelo Wesfreid.

Il est comme transformé. Et ça, depuis qu’il a rendu public les ordonnances sur le travail. On est loin de sa rentrée poussive, le 25 août, quand il avait des trous de mémoire sur BFMTV.

Il est moins effacé, plus combatif, il se démultiplie. Il est allé à Dijon hier. Pour annoncer des nouvelles règles pour les autoentrepreneurs. Il a eu ce mot étonnant, il a dit qu’il était là pour « réparer » le pays. Vendredi, je l’ai suivi à la foire de Chalons en champagne. C’était un déplacement sur les PME. Il se balade entre les stands. Et là, il voit un baby foot et se lance dans une partie contre le ministre de l’agriculture Stéphane Travert et le maire de la ville, son ami Benoist Apparu. Qu’il gagne.

Manifestement, il a l’air soulagé

Il devait sans doute s’attendre à un accueil plus rude de la part des syndicats pour la première réforme structurelle. On rappelle que seule la CGT va manifester le 12 septembre sur le code du travail. Et puis, il a retrouvé un espace médiatique, Edouard Philippe, là où Macron prenait toute la place. Ces derniers jours, c’est le premier ministre qui a fait les annonces sur les prudhommes ou sur le RSI… Et ça pourrait continuer, il fait deux déplacements et deux interviews par semaine. Un sacré rythme.

Et figurez-vous que sa position commence à être plus enviable que celle du président. La preuve : Paris Match sort un sondage aujourd’hui dans lequel il apparaît que 50% des gens sont satisfaits de son action. Il passe pour la première fois devant Emmanuel Macron, de 4 points.

Il a tout intérêt à profiter de ce bon moment pour engranger de l’autorité, gagner de la surface politique, parce que ce qui se profile, c’est un mur d’escalade. La suite c’est la réforme du logement, de la formation professionnelle, de l’assurance chômage, et l’an prochain des retraites. Bon courage

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