C’est une interrogation récurrente en politique. Peut-on survivre à une chute du haut de la roche Tarpéienne ? Peut-on revenir, et pourquoi pas gagner après un lourd échec ? La question se pose pour un homme qui tente pas à pas de réintégrer le jeu national. : Laurent Wauquiez. Un quasi pestiféré.

Honni pour son insincérité, Laurent Wauquiez avait été forcé d’abandonner la présidence des Républicains après les calamiteuses européennes de 2019. 

Depuis il se laissait pousser la barbe en Auvergne-Rhône-Alpes, la région de 8 millions d’habitants dont il est le président. 

Et là, il est en campagne pour sa réélection à la région, mais pas seulement

Pour le moment, bien sûr, il joue à plus régional que moi tu meurs. 

Et ce n’est tout de même pas de sa faute si ses idées lyonnaises ont une portée nationale ! 

Dans son fief, particulièrement frappé par la Covid, il a décidé d’organiser une opération de dépistage massif avant les fêtes dont il détaillera les modalités ce jeudi. 

Et tant mieux si les députés LR se sont appuyés sur cette initiative pour faire adopter, la semaine dernière à l’Assemblée nationale, une proposition de résolution renforçant les tests à grande échelle. 

Tant pis si les scientifiques sont divisés sur ce mode opératoire.  Et si le gouvernement a décidé de lancer sa propre campagne de test dans trois villes dont Saint-Etienne.

Depuis, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, tout le monde s’y perd d’ailleurs.

Ce n’est pas non plus de sa faute si le gouvernement a fermé les remontées mécaniques des stations de ski. Le voilà donc auto-proclamé défenseur en chef des œufs, télécabines et autres tire-fesses.
 

Cette agitation peut-elle lui permettre de revenir au premier plan ? 

Il a confié à nos confrères du Parisien que sa retraite lyonnaise lui avait fait beaucoup de bien. Ça c’est pour le traditionnel « J’ai changé ». Mais, on le sait, cette grosse ficelle ne marche pas à tous les coups.
Surtout quand dans l’intervalle, on a passé comme lui un accord sur un coin de table avec Gérard Collomb pour les municipales à Lyon. 

Petit arrangement avec un ennemi juré, certes totalement infructueux, mais qui montre sa passion encore ardente pour le jeu politicien. 

Quoi qu’il en soit, le rapport de force régional lui est plutôt favorable pour les élections de juin prochain, prélude possible à son retour sur la scène nationale. 

Et pour la suite, il en va du come-back politique comme du loto, 100 % des gagnants ont tenté leur chance !  

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