Hier, les mots étaient très difficiles à trouver, parce qu’il est difficile de mettre en parole l’indicible, l’incompréhensible, le non-sens absolu.

C’est pourtant ce que la classe politique a tenté de faire, dans une forme d’union nationale, comme quand l’horreur est totale : plus de parti, plus de clivage idéologique. Mis bout à bout, les mots des dirigeants républicains forment un unique discours.

François Hollande s'est exprimé hier soir à 20 heures.
François Hollande s'est exprimé hier soir à 20 heures. © MaxPPP

D’abord, ceux du chef de l’Etat François Hollande qui a décrété une journée de deuil national (aujourd’hui). Il parle d’un « acte d'une exceptionnelle barbarie », « d’un attentat terroriste », commis contre un journal qui représente « l'expression de la liberté ».

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve : «Nos pensées vont aux policiers qui assuraient la protection de Charlie Hebdo. »

Le président du Modem François Bayrou dit lui : « On mesure aujourd'hui ce que peuvent être les fanatismes qui cherchent à imposer par la terreur leurs obsessions et leurs fantasmes. Aujourd'hui, nous avons un seul devoir, nous serrer les coudes. »

L’ancien Premier ministre François Fillon ensuite : « Les criminels espèrent nous intimider, non. Ils renforcent notre courage. Ils espèrent nous diviser, ils renforcent notre unité . »

Enfin Nicolas Sarkozy « appelle les Français à refuser la tentation de l’amalgame, et à présenter un front uni face à la barbarie », lui aussi.

Ces mots-là sont aussi venus des dirigeants du monde entier, on a vu des mobilisations citoyennes dans toute la France hier soir. Parfois, on a envie d’être naïfs, et penser que ce sens de l’union nationale et ce sursaut citoyen vont perdurer.

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