Cette année, on va savoir si le PS a encore un avenir. Les partis politiques sont mortels et depuis sa double dérouillée, à la présidentielle et aux législatives, le PS est sous perfusion.

Par Renaud Dély

Il a vendu son siège et le risque, c’est qu’en quittant Solférino, les militants, comme dirait France Gall, « coupent la lumière et coupent le son, et débranchent, débranchent tout ! » 

Cette année, la survie du PS dépendra donc d’abord de son congrès, début avril, à Aubervilliers.  Pour ce congrès, les candidatures affluent, mais la seule qui semblait capable de rassembler, Najat Vallaud-Belkacem, a renoncé. Depuis, l’émiettement redouble : Luc Carvounas, Emmanuel Maurel, ou encore le sénateur Rachid Temal, dès qu’un socialiste se lance, il suscite la candidature d’un rival. Et alimente d’incroyables rumeurs. Par exemple Rachid Temal est soupçonné par certains de ses camarades d’être un poisson-pilote de Jean-Christophe Cambadélis pour réunifier la gauche au profit de… Jean-Luc Mélenchon. 

C’est n’importe quoi, évidemment, c’est démenti par tous, mais ça en dit long sur la parano qui règne au sein du parti. D’autres candidats pourraient se lancer, peut-être Stéphane Le Foll, l’ancien ministre de l’Agriculture. Mais aussi… l’inusable « Juju », Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme, toujours jeune dans sa tête, certes, mais qui a quand même 62 ans… 

Invité hier midi de « Questions Politiques » sur France Inter, il a reconnu qu’il y pensait sérieusement et qu’il se présenterait s’il était en mesure de rassembler et si les socialistes cessaient de ruminer le passé pour se tourner enfin vers l’avenir. 

Bref, le mot d’ordre de Julien Dray pour sauver le PS c’est assez simple, c’est : « Résiste, prouve que tu existes ! »

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