La relation qu'entretiennent les hommes politiques avec les journalistes esttrès particulière et c'est un su jet de grand fantasme.

Conférence de presse Hollande
Conférence de presse Hollande © MaxPPP

On imagine tout le temps qu'ils dînent ensemble, qu'ils partent en vacances ensemble, que c'est le grand copinage, de la quasi séduction. Pourtant, je vais vous dire, c'est plutôt de l'amour vache. Prenez François Hollande, on sait qu'il adore les journalistes politiques. Pendant longtemps, quand il voyait un micro, c'était pire qu'une glace au chocolat!

Eh bien aujourd'hui, le Président commence à en avoir un petit peu marre -et il a raison- qu'ils ne s'intéressent pas beaucoup à ses réformes et qu'ils lui posent tout le temps la même question : « Est-ce que vous serez candidat ? »

Hier du coup, pendant sa conférence de presse à l'Elysée -j'y étais- c'était distribution de paires de baffes :

Et paf ! Au bout de deux heures, Hollande en a même carrément sa claque :

Vous avez compris, oust, du balai ! En vérité, c'est assez populaire de taper sur les médias. C'est Jean-Marie Le Pen qui a commencé, en faisant siffler les journalistes politiques dans ses meetings. Puis Nicolas Sarkozy avec ses diatribes sur les « commentateurs » et les « corps intermédiaires ». Et j'ai retrouvé un sondage édifiant de l'institut GFK : les journalistes, tenez-vous bien, sont la profession la plus détestée de France.

Mais est-ce que les politiques peuvent travailler sans les journalistes ? Certains essaient même de mettre en place des stratégies de contournement. Leur rêve, au fond, ce serait de pouvoir communiquer directement avec le peuple, sans passer par le filtre forcément déformant des médias. Prenez Hollande et Sarkozy, ils ont tous les deux une équipe discrète qui les suit avec une caméra pour faire des « reportages », entre guillemets, tout à leur gloire bien sûr, sur les sites internet de l'Elysée et des Républicains. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Pour autant, ils ne peuvent visiblement pas se passer des journalistes. Prenez Sarkozy, ils les détestent, et pourtant ils les cajolent, il a besoin de les convaincre, j'allais dire de les séduire. Pas plus tard que samedi, petite info, il en a embarqué deux dans son avion pour faire du « off ». Hollande, c'est pareil. Il a suffi hier qu'une jeune et jolie journaliste prenne le micro pour qu'il se mette à fondre comme un loukoum...

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