Emmanuel Macron a plutôt le vent en poupe et les ralliements venus du PS devraient se multiplier.

Par Renaud Dély.

Le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ou encore la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal… Tous ont déjà laissé entendre qu’ils ne se sentaient pas vraiment à l’aise dans la campagne de Benoît Hamon. Ils la jugent trop à gauche et surtout trop critique vis-à-vis du bilan du quinquennat Hollande. Ils ne devraient donc pas tarder à rejoindre l’équipe de l’ancien ministre de l’Economie…

Voilà qui doit réjouir Emmanuel Macron vous dites-vous? Et bien non ! Macron a une peur bleue des éléphants roses. « Emmanuel ne s’est pas débarrassé de tous ces ringards pour les ramener dans ses bagages », se lamente un responsable du mouvement En Marche ! Et oui, tout ça pour ça. En moins d’un an, Emmanuel Macron a donc créé son mouvement, claqué la porte du gouvernement, trahi François Hollande, « avec méthode » comme le dit lui-même le Président, et il s’est lancé dans la campagne au point de devenir quasiment le favori de la présidentielle à moins de sept semaines du premier tour, et il n’a qu’une peur: se retrouver lesté, plombé par l’arrivée de renforts socialistes si près du but.

Dans son équipe, on pense que le phénomène dit de « vote utile » à gauche devrait se déclencher tout seul, dans les trois dernières semaines, si Macron apparaît alors comme le seul à même d’empêcher un second tour Fillon-Le Pen. Mais il ne faut que l’on voit trop les socialistes dans le décor car ils risqueraient d’effrayer l’électorat de centre droit. Ce qui fait soupirer un ministre socialiste resté fidèle à Hollande: « Personne ne veut de nous, dit-il. Hamon passe son temps à nous taper dessus et Macron veut qu’on se cache… » Hé oui, c’est « injuste », vraiment trop injuste » disait Caliméro.

Et vous savez d’ailleurs ce qui fait cauchemarder le staff de Macron ? Ce serait que François Hollande lui donne un coup de pouce en fin de campagne. « Au vu de son impopularité, ça pourrait tout foutre en l’air… », s’inquiète un macroniste. Heureusement, Hollande n’a pas l’intention de le faire. C’est ingrat la politique, hein ?

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