À la faveur des municipale, des politiques que l’on pensait disparus, refont surface. Emmanuel Macron pensait avoir claqué la porte du vieux monde. En réalité, elle est toujours entrebâillée !

Le bal des revenants. Nicolas Sarkozy, janvier 2020
Le bal des revenants. Nicolas Sarkozy, janvier 2020 © AFP / EVGENY BIYATOV / SPUTNIK

Ainsi Rachida Dati, maire du 7e arrondissement, que l’on croyait dissipée dans les vapeurs du sarkozysme, bénéficie d’une bonne dynamique dans la campagne de Paris. 

Une résurrection qu’elle compte célébrer ce soir en compagnie de Nicolas Sarkozy qui, lui, n’est jamais vraiment parti

Il viendra soutenir son ancienne porte-parole de la campagne de 2007 lors un meeting salle Gaveau. Souvenirs-souvenirs. 

Il y en a aussi à gauche ! Enfin à la gauche du macronisme. 

Je pense à Manuel Valls qui n’en peut plus de frapper à la porte du gouvernement. En 2018, il affirmait vouloir rester à Barcelone quoi qu’il arrive. Et voilà que le Catalan s’est fendu de pas moins de deux interviews en une semaine pour clamer son désir de refranchir les Pyrénées. Il a envie d’être « utile ». Aucun signal de fumée ne vient pour le moment de l’Elysée, permettant d’imaginer le retour triomphal de l’ancien Premier ministre. 

Son ancienne collègue, Ségolène Royal vise plus haut. L’Elysée en 2022 et Santo Subito

Mais il faudrait d’abord que l’ex-ambassadrice laisse le temps aux Français d’intégrer son nouveau positionnement totalement débridé. N’a-t-elle pas assuré vendredi que si elle avait été aux responsabilités, je la cite, « les gilets jaunes, cela ne durait pas 48 heures »

Un revenant du genre sans scrupules : Alain Carignon, maire de Grenoble dans les années 80-90 

Il veut récupérer son siège, malgré sa condamnation pour corruption, abus de biens sociaux, et subordination de témoin. Certains ont apparemment la mémoire courte en Isère, il est encore crédité de 20 % d’intentions de vote pour dimanche. 

Enfin dans un tout autre genre, l’ancien ministre Philippe Douste-Blazy mène, lui, campagne dans le 16e arrondissement de Paris, numéro 2 sur une liste dissidente LR. 

Il caresse en secret le rêve de devenir l’homme du troisième tour. Je m’explique. Il part du principe que même pour battre Anne Hidalgo, les marcheurs ne voudront pas voter Rachida Dati. 

Alors pourquoi pas se mettre tous d’accord sur un profil plutôt centriste ? Celui d’un médecin, comme Agnès Buzyn mais avec une expérience de maire, à Toulouse et à Lourdes ? 

Cela couperait l’herbe sous le pied à tous ceux qui annoncent le retour du clivage droite-gauche. 

En résumé, le principe, pour faire un bon revenant, c’est de toujours croire en sa bonne étoile. 

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