Le leader de la France Insoumise a publié un texte extrêmement violent contre Manuel Valls pour justifier son retrait de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon © AFP / CITIZENSIDE / GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE

Par Renaud Dély

Il l’a assimilé à la « fachosphère » et l’a même accusé d’être proche de l’extrême droite israélienne. Et s’il a fait ça, c’est parce qu’à gauche, il y a un truc infaillible pour plaire à ses troupes, c’est la vallsophobie.

La vallsophobie, c’est la haine dont Manuel Valls est l’objet dans toute une frange de la gauche radicale, mais aussi chez certains socialistes. Pour ceux-là, le nom de l’ancien Premier ministre est devenu synonyme de trahison.

La vallsophobie, c’est un véritable épouvantail qu’il suffit d’agiter pour ressouder son camp

Or, la France Insoumise commence à tanguer et à se diviser sur un sujet explosif : la laïcité et la montée de l’islamisme.

D‘un côté, il y a Jean-Luc Mélenchon et les élus les plus expérimentés, comme son porte-parole, Alexis Corbière, qui ont toujours été attachés à la défense de la laïcité. De l’autre, une frange de jeunes militants, trentenaires pour la plupart, qui cèdent au communautarisme.

C’est le cas, par exemple, de la députée Danièle Obono qui multiplie les déclarations incendiaires pour nier l’existence même d’une radicalisation islamiste. Quelques militants ont aussi publié des tweets provocateurs après l’attentat de Marseille.

Jean-Luc Mélenchon a condamné sas appel les plus indignes, comme ceux de la suppléante de François Ruffin. Mais il ne veut pas se fâcher avec sa base. Il a donc trouvé un moyen d’éviter le sujet qui fâche et de plaire à ses militants : accabler Manuel Valls de tous les maux.

Pas sûr que cela suffise longtemps à cacher, et surtout à résoudre les divisions internes.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.