Hier, Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, était l'invitée du grand entretien du 7/9. Etienne Gernelle l'a écoutée et a ressenti la difficulté, la tension, de sa position politique. Sur chaque point, deux accusations simultanées et contradictoires portent sur elle : aller trop loin, ou pas assez loin.

Etre imprudente, ou trop timorée, trahir le gouvernement auquel elle appartient, ou bien sa famille politique, Europe Ecologie les Verts

D’autres ont connu ce tiraillement avant elle, notamment Nicolas Hulot. La question est pourquoi ? Alors que l’importance de l’enjeu devrait s’imposer à tous. Peut-être qu’au fond cet inconfort est en partie dû à un problème de posture.

Le projet de loi, inspiré en partie par les travaux de la Convention citoyenne pour le climat, fait une place étonnamment importante à des mesures accessoires, morales et infantilisantes, comme l’interdiction de la publicité pour les hydrocarbures. Comme si c’était la réclame pour des carburants qui faisait prendre sa voiture, ou choisir un véhicule thermique plutôt qu’électrique... Il y a aussi la création du délit d’écocide, comme si c’était le droit pénal qui allait transformer en profondeur notre modèle énergétique.

Dans le même temps, on ferme les yeux sur une réalité perturbante...

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