Normalement, les cérémonies de vœux se multiplient à cette période de l’année…

Les voeux à la presse d'Emmanuel Macron. Ici en 2016 alors qu'il était ministre de l'Economie
Les voeux à la presse d'Emmanuel Macron. Ici en 2016 alors qu'il était ministre de l'Economie © Getty / liewig christian/Corbis

Dans le monde d’avant, le mois de janvier était relativement balisé pour le président. Il y avait certes un ou deux déplacements très formels par ci par là, mais le gros de son agenda, il consistait à prononcer des vœux. Et des vœux il y en avait pour tout le monde. Les Français, d’abord, évidemment, le 31 décembre au soir, à 20 heures. Et puis après, c’était le début de l’open bar. 

Depuis le début du quinquennat il y a eu des vœux à la Presse, des vœux au Conseil constitutionnel, aux Autorités religieuses, aux Corps constitués, aux Forces vives de la Nation, et même des vœux aux « Héros de l’année »… Il y en avait tellement qu’à la fin, les regards se tournaient plutôt vers ceux qui ne recevaient pas de vœux du président. Car c’est surtout à eux que l’Élysée faisait passer un message en décidant de les « bouder ».

Cette année, Covid oblige, le chef de l’État a complètement revu son programme

C’est un peu comme si on était passé du marathon à la promenade de santé. Et résultat, il n’y a que deux cérémonies de vœux qui ont été maintenues. Celle du Conseil constitutionnel, et celle des Autorités religieuses. Elles se sont déroulées la semaine dernière, dans l’indifférence quasi-totale. 

Et vous savez quoi ? Tout ça n’est pas pour déplaire à Emmanuel Macron… C’est même le contraire, car le chef de l’État n’a jamais vraiment apprécié ce genre de figures imposées de l’exercice présidentiel…

C’est un petit peu étonnant lorsque les proches d’Emmanuel Macron nous expliquent qu’il ne voit pas l’intérêt de toutes ces grands-messes

Mais en réalité, quand on connaît le personnage, on comprend que c’est surtout par orgueil qu’il refuse de se plier à ces passages obligés. Tout simplement parce qu’il n’a pas trouvé le bon moyen d’innover et de les rendre « disruptifs ». 

Le meilleur exemple, c’est la fameuse interview du 14 Juillet. On nous avait d’abord expliqué que sa « pensée complexe » ne se prêtait pas au jeu des questions réponses. Et puis finalement, il l’a fait cet été pour la première fois, et devinez quoi ? Ça a très bien marché, en termes d'audiences ! Preuve que même le chantre de la modernité peut parfois céder à quelques traditions.

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