Ce n’est plus un mandat, c’est un chemin de croix. Dernière catastrophe en date, le naufrage d’Autolib’, le réseau de partage de voitures électriques.

Anne Hidalgo est en conflit avec Vincent Bolloré qui lui réclame 40 millions d’euros par an. Il affiche un déficit prévisionnel de 293 millions d’euros d’ici cinq ans. La maire de Paris ouvre donc aujourd’hui les discussions pour trouver un nouveau partenaire. On sait déjà que PSA est sur les rangs. Il y en aura sûrement d’autres. Il n’empêche qu’après le fiasco des Vélib’ qui ont disparu des rues de la capitale, ça la fiche mal…

Et ça ouvre  les appétits politiques de ses concurrents… 

Personne ou presque, parmi les politiques comme chez les observateurs, ne donne aujourd’hui Anne Hidalgo réélue en mars 2020. Un unanimisme qui est presque suspect. A gauche, la France Insoumise rêve de l’Est parisien avec sa candidate, Danièle Simonnet. Les macronistes, eux, sont convaincus d’avoir partie gagnée, à commencer le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui se voit déjà maire de Paris.

Et au PS, on commence à s’inquiéter ?

C’est même panique à bord. Paris est quasiment la dernière place-forte des socialistes. Et le problème, c’est qu’avec la peur de la défaite arrivent les divisions. Tout le monde a noté la petite vacherie balancée par Jack Lang sur la propreté la semaine dernière. Plus embêtant, Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller de François Hollande, vient de lancer une association prélude à sa probable candidature. Elle s’appelle « Parisiennes, Parisiens », le gimmick d’un certain Bertrand Delanöe. Gaspard Gantzer est un proche de Bertrand Delanoë, qui avait Anne Hidalgo pour première adjointe. Et Delanoë affiche volontiers son soutien à Macron. Bref, les municipales à Paris promettent d’être un sacré bordel…

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