Le PS, ce parti qui donnait naguère des présidents à la France et même un estimable Premier ministre de cohabitation…

Siège du PS en juillet 2019
Siège du PS en juillet 2019 © Maxppp / Jean-Marc Quinet

Alors voilà, on ne sait toujours pas si le PS va se remettre de la grave embolie pulmonaire qui l’a terrassé lors de la dernière présidentielle.

En fait c’est à l’issue des élections municipales en mars prochain qu’on verra s’il a une chance de s’en tirer. 

Ce sera stop - un stop définitif - ou encore. 

Hier un dirigeant me disait : 

Aux dernières européennes on savait qu’on avait peu de chances de passer entre les gouttes mais si on perd aux municipales, là on est mort. D’autant que cela se traduira par un écroulement un an après aux départementales et aux régionales. 

Mais le PS pèse encore au niveau local ?

Oui, bien sûr. Même s’il a bu une grosse grosse tasse il y a cinq ans en abandonnant une centaine de villes de plus de 10 000 habitants et une dizaine de grandes villes comme Toulouse, Montpellier, Reims, Saint-Etienne Limoges ou Grenoble, il a encore des beaux restes avec Paris, Lille, Rennes ou Nantes, mais aussi des cités qui comptent localement comme Brest ou Bourg en Bresse. 

« A Nantes ou à Lille, ça veut encore dire quelque chose d’être socialiste », souligne le dirigeant que nous citions tout à l’heure. 

Même si, par les temps qui courent, les maires socialistes sortants éviteront soigneusement d’apposer le poing et la rose sur leurs affiches. Après peut être…

En tout cas c’est à partir de ces bastions locaux, de la force qu’ils donnent en matière d’organisation, d’élus et d’actions concrètes en direction des citoyens, que le PS peut espérer remonter la pente.  

A condition, si je vous suis bien, d’éviter à tout prix un nouveau désastre électoral…  

Il sera impératif évidement pour le PS de conserver Paris Lille Rennes et Nantes, où les résultats auront un fort impact médiatique, et de ne pas perdre par ailleurs 40 ou 50 villes moyennes. 

Mais comme les socialistes avaient déjà beaucoup reculé en 2014 – surtout au profit de l’UMP – le danger est théoriquement moins grand. 

On saura donc le 22 mars 2020, au soir du second tour des municipales, si le parti d’Epinay fondé par François Mitterrand est toujours vivant. 

Mais pour que le PS retrouve ensuite un destin il faudra qu’il soit capable d’en proposer un aux Français.

Et c’est une autre histoire.    

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