Il rentre de Thaïlande et il s'imagine une vie confortable de globe-trotter...mais il n'a pas omis de transmettre ses dernières volontés.

Par Nathalie Schuck

On sait tous ce que c'est de recevoir un texto d'un copain en train de se prélasser sur une plage des tropiques, pendant qu'on se gèle en France. C'est ce qu'ont subi les amies de Carla Bruni-Sarkozy, qui est rentrée la semaine dernière de Phuket en Thaïlande.

Elle les a inondées de textos sur le mode : « Je te laisse, je transpire, je vais me baigner... » Ou de blagues pleines d'autodérision sur sa petite Giulia, qui a raté l'école : « Avec la mère qu'elle a, toute façon, elle ne fera pas l'ENA ! »

Si je vous raconte ça, c'est parce que c'est révélateur. Malgré le choc de sa défaite à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy a la banane. Lui aussi a passé beaucoup de temps sur son portable, avec Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez ou François Baroin, qui lui ont raconté par le menu les incroyables rebondissements de la politique française : Hollande qui renonce, Valls qui se lance. « Il se délectait d'avoir des infos en direct », m'a raconté une source chez Les Républicains.

Cette fois, au risque d'être démentie, je peux vous dire qu'il a vraiment tourné la page. Ce sont des petits détails qui ne trompent pas : à partir de janvier, il va beaucoup voyager et faire le tour du monde. Il va enfin accepter ces invitations tous frais payés, rubis sur l'ongle, qu'il refusait jusqu'ici pour ne pas mettre sa candidature en danger. Maintenant, il se moque des commentaires et des sondages ! Jeudi, par exemple, il a participé en Asie à une « rencontre de haut niveau » comme on dit, avec des VIP comme Condoleezza Rice.

Il va aussi reprendre ses conférences rémunérées. D'autant, comme dit un de ses amis, vachard, qu'il « parle enfin anglais après 40 ans de cours ». Et puis ce ne sera plus le défilé des élus dans son bureau du 77 rue de Miromesnil. Il en a marre des petites phrases qui sortent après. « Il ne veut plus s'emmerder avec tous ces cons ! », dit un proche.

Mais avant de quitter la scène politique, il a laissé un testament. Plus qu'un testament, ce sont des noms couchés sur le papier. En échange de son soutien à François Fillon, Nicolas Sarkozy veut que ses amis soient bien traités. Depuis la Thaïlande, il a soigneusement vérifié que tous ses fidèles étaient bien intégrés à la nouvelle direction du parti.

Et il n'est pas content que son ami d'enfance, Frédéric Péchenard, ait été sèchement écarté du poste de directeur général. D'après mes informations, il va voir rapidement Fillon pour en parler !

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