Une carte de vœux a fait son petit effet dans les rédactions : le message de bonne année du maire LR de Cannes, David Lisnard

Sur cette carte de vœux, on voit Gérard Depardieu, pris en photo sur la Croisette. Perché sur le toit de l’hôtel Martinez, l’acteur est torse nu, menton levé, biceps en avant façon fort des halles.  Dans le ciel nuageux, ce slogan : « 2021, Vivons ». C’est le message de bonne année du maire LR de Cannes. 

Ce même David Lisnard qui depuis quelques semaines agace au plus haut point le gouvernement à force de critiques sur la folie bureaucratique française. Plus récemment, celui qui est aussi porte-parole de l’Association des maires de France a étrillé l’équipe Castex sur sa mauvaise gestion vaccinale. Au recto de sa carte de voeux, comme un défi, Lisnard propose de vivre l’année, « avec panache et liberté ». Soit à peu près le programme de tous les élus locaux…

Jean Castex devait œuvrer à la grande réconciliation entre Emmanuel Macron et les territoires. En cette nouvelle rentrée sous le signe de la Covid, il peut surtout mesurer leur énorme pouvoir de nuisance. 

Avant de se radoucir, Jean Rottner, président de la région Grand Est a qualifié la campagne de vaccination de scandale d’Etat. 

Anne Hidalgo, sur le même thème, juge qu’avec de telles carences, le débarquement de juin 44 aurait échoué. 

Le maire de Marseille Benoit Payan somme lui le gouvernement de mieux contrôler les flux aux aéroports. 

La semaine précédente, Jean Castex déplorait « des polémiques stériles » « qui n’ont jamais sauvé aucune vie », mais donnait finalement raison à ses opposants en infléchissant sa stratégie en matière de vaccins. 

L’origine de ces tensions se trouve dans le calendrier électoral 

Si l’épidémie le permet, les régionales et les départementales auront lieu en juin prochain, ce qui colore bien entendu les prises de paroles des grands élus. 

Sans compter que certains, comme Xavier Bertrand ou Anne Hidalgo se préparent pour la présidentielle. 

Mais dans cette période, Emmanuel Macron paie deux choses : 

  • la défiance qu’il entretient à l’égard des élus locaux depuis le début de son quinquennat et qui revient comme un boomerang à chaque nouvel épisode de crise ;
  • l’addition des dernières municipales, un désastre pour la majorité. 

Si on laisse de côté les cas particuliers du Havre et de Pau, les villes d’Edouard Philippe et de François Bayrou, il ne compte guère d’alliés capable de soutenir la politique du gouvernement dans les territoires. 

Un manque qui, à Cannes et partout ailleurs, se fait cruellement sentir …

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