Est-ce que ces revenants sont si dangereux que certains appellent au secours ?

Par Jannick Alimi

Ces revenants sont tout simplement les anciens présidents de la République, et pour être plus précis, les deux derniers d’entre eux, François Hollande et de façon beaucoup plus discrète, Nicolas Sarkozy. S’ils ne sont pas dangereux, ils sont pour certains, extrêmement nuisibles. 

Mais en quoi sont-ils nuisibles ?

Prenons François Hollande qui fait le tour des médias et des librairies pour vendre son livre Les leçons du pouvoir paru chez Stock. Un élu et cadre important du parti socialiste me confiait sa colère, bien sûr rentrée car pas question de crucifier sur la place publique celui qui était encore à l’Elysée il y a treize mois. « Les leçons du pouvoir, il les assène aux autres alors qu’il devrait les tirer pour lui. Son échec, c’est toujours la faute aux autres ! Non seulement il nous a fait perdre mais maintenant il nous empêche de faire notre deuil et d’avancer. » Fermez le ban.

Mais Nicolas Sarkozy brille plutôt par son absence, non ?

Son absence des sunlights, oui. Car contrairement à François Hollande qui n’a qu’un quinquennat à se faire pardonner, Nicolas Sarkozy, lui, doit en plus rendre des comptes à la Justice. Affaire libyenne, et autre Bygmalion. En revanche, c’est dans la coulisse que Nicolas Sarkozy s’active. Et dans un but qui peut paraître étonnant : déstabiliser Laurent Wauquiez. « Sarkozy avait poussé Wauquiez à la tête des Républicains en espérant en faire sa créature, me confie un Républicain de poids dans le parti. Mais depuis l’affaire de l’École de management de Lyon où Wauquiez raconte que Sarkozy espionnait ses ministres, les ficelles de la marionnette ont été coupées par Sarkozy lui-même ». La mise sur orbite d’un mouvement comme La France Audacieuse, par Christian Estrosi et Franck Louvrier ? Elle est encouragé par Sarkozy. Quant aux prochaines échéances, celles des Européennes, on dit que l’ex-chef de l’État pousse Wauquiez à en être la tête de liste. Un signe de confiance ? Non « le baiser qui tue » me dit un Républicain. Sarkozy est sûr que Les Républicains vont les perdre, alors autant que Wauquiez soit à la manœuvre... 

Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge, disait Voltaire.

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