A qui la faute? Emmanuel Macron a-t-il une part de responsabilité? Dans la classe politique, certains estiment que le mal est généré par la nature même du pouvoir élyséen.

On a tout dit et pas encore tout dit sur l’affaire Benalla. Cette semaine encore, c’est la révélation par le site Mediapart de contrats négociés par Alexandre Benalla avec des milliardaires russes, proches de Vladimir Poutine.  C’est aussi le départ prochain d’Ismaël Emelien, du cabinet d’Emmanuel Macron qui quitte ses fonctions pour rédiger un ouvrage sur le « progressisme. » Mais on sait aussi que sa gestion de l’affaire Benalla a été extrêmement controversée…  

Et les regards se tournent de plus en plus vers Emmanuel Macron

Pour l’opposition pas de doute.  Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, avait déclaré dès l’éclatement de l’affaire qu’elle était du niveau du Watergate.  Pour Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, l’affaire Benalla c’est « l’affaire Macron » lequel, disait-elle dès cet été se comporte comme un « chef de clan. »  Pour Laurent Wauquiez, le numéro Un des Républicains, on assiste bien à une affaire d’Etat, un « un pacte du silence, une chaîne de complicité au cœur de l’Etat. »  Quant à Olivier Faure, tête du Parti socialiste, Benalla c’est la « présidence du mensonge. »  La cible de toutes ces attaques, on le voit, c’est Macron.

Certains hommes politiques tentent une autre analyse 

Ces hommes et ces femmes politiques, plutôt du centre de l’échiquier, ne vont pas jusqu’à exonérer totalement le chef de l’Etat. Mais ils préfèrent attendre que la justice fasse son œuvre. Pour eux, en fait c’est l’Elysée, le pouvoir sous la Vème République qui est le véritable poison. Pour tout président, d’abord, mais aussi pour les conseillers qui l’entourent. Jean-Christophe Lagarde, le leader de l’UDI, en est convaincu : 

L’Elysée rend fou. Benalla s’est cru tout puissant. Et chez lui, c’était d’autant plus dangereux que contrairement aux énarques qui  peuplent les cabinets, lui est jeune et sans expérience politique de haut niveau. L’Elysée rend fou aussi ceux qui sont en relation ou en contact avec les gens du Palais. Benalla, ce n’est ni le premier ni le dernier à qui l’Elysée sera monté à la tête. 

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