Qu’il s’agisse de la majorité ou de l’opposition, ça ne va pas fort... Demain soir, Emmanuel Macron s’invite encore dans notre télévision. Pas pour parler de son plan de relance ou des reformes qu’il veut mettre en œuvre avant la fin du quinquennat. Emmanuel Macron doit nous parler une nouvelle fois de la Covid.

A la rentrée, le mot d’ordre à l’Élysée était simple : continuer les choses qui doivent être faites malgré « cette saloperie ».

Dans la majorité, on considérait que le président de la République devait s’écarter de la crise pour se consacrer à la concorde nationale. 

Mais un mois plus tard, le virus écrase tout

Il y a quelques jours un ministre se désespérait. 

Avant quand il annonçait une mesure à 5 millions d’euros, il avait une page de quotidien pour lui tout seul. Aujourd’hui, le plan de relance à 100 milliards d’euros ne fait plus les gros titres. 

Même chose pour le chômage partiel. Les membres du gouvernement essaient de faire passer l’idée que la France a été le pays au monde qui a le mieux protégé ses salariés. 

Mais là non plus, ça n’imprime pas tant cela apparaît comme un choix contraint. 

Et du côté l’opposition, c’est pareil ?  

C’est pire, même. Un potentiel candidat à la présidentielle a dressé devant moi la liste des raisons de s’inquiéter. Je vous la livre. 

  • La société est minée par l’incertitude, le manque de confiance dans l’avenir.
  • On est en alerte rouge sur la précarité et la pauvreté
  • Le dérèglement climatique continue. 
  • Vous faites le tour de l’Europe par l’extérieur, de l’Ukraine, à la Libye, les conflits se multiplient. 

Résumé, toujours selon ce responsable : la situation est dark !

Alors chacun est tapis dans l’ombre, cherchant une voie de passage médiatique et politique. 

C’est pour cela que la droite et l’extrême droite se sont rués sur la spectaculaire attaque aux mortiers d’artifice du commissariat de Champigny-sur-Marne. 

Le respect des forces de l’ordre est bien entendu un sujet essentiel. Mais c’était aussi l’occasion d’enfin faire entendre leur voix ! 

Est-ce que les politiques déprimés ne sont pas finalement raccord avec leurs concitoyens ? 

Si, vous avez raison, selon un récent sondage Odoxa, quatre Français sur 5 ont le moral dans les chaussettes. 

Notre indice de confiance économique est catastrophique, c’est-à-dire au même niveau que celui du printemps dernier, alors que nous étions encore confinés. 

Il ne s’agit pas s’en réjouir mais pour une fois, les Français et leurs représentants sont exactement sur la même longueur d’ondes. 

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