par Solenn de Royer

Vous étiez lundi soir à l’Elysée. Comment va-t-il, François Hollande, deux semaines après sa renonciation ? Et surtout, que fait-il ?

Ecoutez, lundi soir en tous cas, il présidait un diner officiel en l’honneur du président grec. Le faste élyséen par excellence : porcelaines de Sèvres, cristal de Baccarat, une armée de serveurs en livrée, les meilleurs vins français.

François Hollande était à la table d’honneur avec Nana Mouskouri. Egal à lui-même, le président : grand sourire et petites blagues, un mot aimable pour chacun… Difficile de penser qu’il y a deux semaines à peine, il prenait cette terrible décision (pour lui) de ne PAS se représenter en 2017 ! Il m’a même confié que c’était « mieux comme ça ».

En revanche, pas moyen de lui soutirer la moindre confidence sur la primaire. Même s’il avait un petit sourire en coin qui en disait long…

Comment envisage-t-il son rôle dans les cinq prochains mois ?

Il va essayer de rester au-dessus de la mêlée. Il ne soutiendra aucun candidat. D’ailleurs, il sera à l’autre bout du monde (Colombie et Chili) entre les deux tours de la primaire !

Pour le reste, il va beaucoup voyager, François Hollande : Burkina-Faso, Malte, Serbie, Albanie, Indonésie, Malaisie, Singapour…

Sur la scène intérieure, c’est un peu différent… Ses conseillers jurent qu’il va continuer les déplacements. Mais pour le moment, son emploi du temps est plutôt… léger. Ces jours-ci, il multiplie les inaugurations : une réplique de la grotte de Lascaux, une portion d’autoroute à Marseille, une exposition au Grand palais sur les sites en danger…

Et le tout dans une indifférence quasi générale… Pour la petite histoire, la presse a déserté le sillage présidentiel…

Il n’y a pas un petit côté président dévolu à l’inauguration des chrysanthèmes ?

C’est le risque. Le président en est conscient. Il lui reste 5 mois pour réhabiliter son bilan et restaurer son image. S’il a en partie raté son quinquennat, il veut réussir sa sortie !

Il a demandé à ses conseillers de réfléchir à ce sujet… L’un d’eux s’est plongé dans les fins de règne de François Mitterrand et Jacques Chirac : 1995 et 2007. Le premier avait mis en scène une interminable cérémonie des adieux, chaque sortie étant l’occasion de livrer une part de testament. Chirac, en revanche, était parti sur la pointe des pieds. Hollande, c’est un peu différent : il est plus jeune et il n’est pas malade… Sa situation est totalement inédite !

Quoi qu’il en soit, sa cote de popularité est en train de remonter dans les sondages…

Non seulement elle remonte mais elle remonte en flèche : plus 14 points dans un dernier sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match !

Un député PS me disait : « Vous allez voir, François Hollande va termine son quinquennat en bon père du peuple ».

François Mitterrand disait : « On ne sait ce que vaut un homme qu’à la fin ». A méditer !

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