Le ministre de la Justice est visé par une information judiciaire de la Cour de Justice de la République après une plainte déposée, notamment, par trois syndicats de magistrats. Le motif : prise illégale d’intérêts. Pour Etienne Gernelle, le scandale n’est peut-être pas celui que l’on croit. Rembobinons le film.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti en juillet 2020
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti en juillet 2020 © Getty / Antoine Gyori /Corbis

A l’origine, des magistrats du Parquet national financier qui soupçonnent une taupe d’avoir informé Nicolas Sarkozy qu’il était écouté sur la désormais fameuse ligne Bismuth. Et pour démasquer cette hypothétique taupe, ils épluchent les factures téléphoniques détaillées - les fadettes - de plusieurs avocats, usant même de la géolocalisation des téléphones. Parmi eux, Dupond-Moretti. 

C’est, disons-le, honteux. Cette histoire, révélée par Le Point, est celle d’un piétinement des droits de la défense. Des avocats espionnés, dans un Etat de droit, c’est impensable. D’ailleurs, les magistrats devaient en être conscients puisqu’ils ont longtemps dissimulé cet espionnage, en évitant de porter ses résultats au  dossier.

Et maintenant, ils cherchent à intimider la victime de leurs agissements, avec la plainte pour prise illégale d’intérêt.

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