Par Nathalie Schuck.

Et la première de ces idées reçues, qui a volé en éclats cette semaine, c'est « Marine Le Pen ne sera jamais élue présidente ». On a tous compris, ça y est, qu'on ne peut plus écarter cette hypothèse.

Et en cela, l'élection de Donald Trump est salutaire, parce qu'elle nous oblige enfin à ouvrir les yeux.

Déjà sur des petites choses. Cela va vous paraître futile, mais il serait temps d'en finir avec le préjugé machiste qui veut que toutes les femmes de candidat rêvent de devenir First Lady. C'est faux, c'est le pire job de la terre et la plupart n'en veut pas !

Exemple avec Brigitte Macron. On lui prête des ambitions délirantes. C'est elle, disent les mauvaises langues, qui pousserait son mari. La vérité, c'est qu'elle n'a qu'une envie : « disparaître ». On le sait peu, mais elle est très inquiète de l'effervescence autour de son mari. Anecdote révélatrice : cet été, elle allait se baigner à l'aube pour échapper aux paparazzis.

Carla Bruni, non plus, ne veut plus aller à l'Elysée, elle a trop souffert. Et ne lui demandez pas si elle se voit faire de la politique. Elle avait répondu : « C'est machiste, comme question. C'est comme si vous me demandiez si mon mari va jouer au triangle dans mon groupe! »

Autre idée reçue dans la politique française : Nicolas Dupont-Aignan serait un doux illuminé qui va finir à 1%. Chacune de ses apparitions médiatiques déclenche une avalanche de vannes sur les réseaux sociaux. Or, il pourrait très bien créer la surprise. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Manuel Valls. En petit comité, le Premier Ministre explique que si Alain Juppé est le candidat de la droite, ça ouvrira un créneau pour un candidat souverainiste. Et figurez-vous que Philippe de Villiers et Patrick Buisson font exactement le même calcul : selon eux, face à Juppé, un candidat souverainiste peut rafler 10 à 15% des voix. C'est loin d'être ridicule !

Dernière idée reçue : Nicolas Sarkozy serait un tueur à sang-froid et François Hollande un bon camarade.

C'est exactement l'inverse. Sarkozy, c'est un grand affectif, très fidèle en amitié. Quand on lui demande pourquoi il continue à voir ses amis encombrants, les Balkany, il répond : « Ils étaient là, eux, quand j'ai traversé la pire épreuve de ma vie : le départ de Cécilia ». Jamais il ne les lâchera. Quant à Hollande, ses propres amis le disent assez froid. L'un d'eux me disait : « Quand un de ses copains est en difficulté, il peut le regarder comme une tortue sur le dos pour voir combien de temps il va mettre à se retourner ».

Je vous le dis, gare aux préjugés !

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