Grâce à l’effet Bellamy, Les Républicains semblent avoir retrouvé une belle unité ! Mais il faut se méfier des effets de façade. Cette unité ne serait donc qu’illusion ?

Pas totalement, bien sûr. Lorsqu’il a pris la tête de liste LR pour les européennes, François Xavier Bellamy incarnait une droite bien trempée, et bien pensante. Une droite très clivante. Mais aujourd’hui, la donne a totalement changé. On le verra encore ce soir lors du meeting qui se tiendra à Neuilly dans les Hauts-de-Seine où autour de Bellamy, se presseront sur l’estrade et la photo, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, mais aussi des Républicains moins radicaux et surtout plus circonspects au début vis à vis de Bellamy, comme Valérie Pécresse ou Gérard Larcher. On a vu aussi la semaine dernière des maires macro compatibles se rallier à la liste Bellamy ainsi que Michel Barnier, le négociateur du Brexit pourtant très proche de Macron. Mais attention ! 

L’effet Bellamy pourrait cacher un effet « Potemkine ». 

Potemkine c’est ce favori de la Grande Catherine, qui pour vanter les bienfaits de la politique de la tsarine ripolinait les façades de masure pour dissimuler ce qui n’était que désolation. Je ne dis pas qu’il y n’ait pas une réelle remontée des idées et de l’audience des LR. Mais les guerres et les querelles d’hommes – si bien décrites dans le livre de Davet et Lhomme- risquent bien de repartir de plus belle après les élections. Vous croyez que Wauquiez ne s’inquiète pas du succès de sa créature Bellamy ? Même si un échec fragiliserait également le patron du parti. Vous croyez que Retailleau dont Bellamy est en quelque sorte le fils spirituel ne voit pas en lui un concurrent politique ? Quant aux juppéistes comme Pécresse, ils attendent aussi leur heure, étonnés de cet effet Bellamy dont personne ne sait s’il s’enracinera ou s’évanouira. Et je ne parle pas de ceux qui comme Xavier Bertrand ont quitté les murs des Républicains mais se préparent patiemment pour 2022.

Mais ces divisions risquent d’affaiblir de nouveau le parti Les Républicains

Potemkine c’est ce favori de la Grande Catherine, qui pour vanter les bienfaits de la politique de la tsarine ripolinait les façades de masure pour dissimuler ce qui n’était que désolation. Je ne dis pas qu’il y n’ait pas une réelle remontée des idées et de l’audience des LR. Mais les guerres et les querelles d’hommes – si bien décrites dans le livre de Davet et Lhomme - risquent bien de repartir de plus belle après les élections. Vous croyez que Wauquiez ne s’inquiète pas du succès de sa créature Bellamy ? Même si un échec fragiliserait également le patron du parti. Vous croyez que Retailleau dont Bellamy est en quelque sorte le fils spirituel ne voit pas en lui un concurrent politique ? Quant aux juppéistes comme Pécresse, ils attendent aussi leur heure, étonnés de cet effet Bellamy dont personne ne sait s’il s’enracinera ou s’évanouira. Et je ne parle pas de ceux qui comme Xavier Bertrand ont quitté les murs des Républicains mais se préparent patiemment pour 2022.

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