2014 va bientôt s’achever et, comme d'habitude, on dresse le palmarès des gagnants et des perdants de l’année politique. On va commencer par les gagnants.

A gauche tout d’abord parce que malgré son mauvais état général, il y en a quelques-uns qui s’en sortent quand même bien de ce côté-là de l’échiquier. Et notamment de femmes. Najat Vallaud-Belkacem a réussi son arrivée au ministère de l’Education et cette promotion n’avait rien d’évident. C’est aussi un quasi sans fautes pour Ségolène Royal : en 8 mois, elle est redevenue incontournable. Idem pour Christiane Taubira qui malgré le pilonnage permanent de l’UMP a su rester au poste très exposé de garde des Sceaux.

Du côté des hommes, à gauche toujours Manuel Valls a su incarner un cap social-libéral. De paire, il faut bien le reconnaître, avec Emmanuel Macron qui bénéficie d’une prime au renouveau de la classe politique. Le ministre de l’Economie a su instaurer un ton personnel cash et sans excès. Il ne laisse personne indifférent. A droite Bruno Le Maire bénéficie d’une aspiration identique au renouvellement de la classe politique beaucoup trop timide dans notre pays. L’ancien ministre de l’agriculture a incontestablement réussi son coup en récoltant près de 30% des voix à l’élection pour la présidence de l’UMP. De quoi d’ailleurs donner des regrets à ses jeunes concurrents Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet.

A droite, il y a d’autres gagnants. Il figurait déjà dans les gagnants de l’an dernier: Alain Juppé. C’est peut être une bulle médiatique mais si tel est le cas elle n’a pas encore éclaté. Une mention spéciale pour Jean-Christophe Lagarde. Le député-maire de Drancy est depuis quelques semaines le nouveau patron de l’UDI et, encore une fois, dans un monde politique très verrouillé ce n’était pas gagné d’avance.

Impossible de ne pas placer parmi les gagnants Marine Le Pen. Le front national est arrivé en tête des dernières européennes. Sa présidente se voit donc forcément un destin présidentiel. Ecoutons la tribune du congrès de Lyon le 30 novembre:

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Le cinq sept 2013 - son politique le pen

Attention tout de même aux pronostics: les électeurs n’aiment rien moins que les déjouer!

Du coté des perdants on pourrait faire un copié-collé de 2013 pour Jean-François Copé et François Fillon. Le premier a été emporté par l’affaire Bygmalion, le second est embourbé dans sa rivalité avec Nicolas Sarkozy. L’ancien président qui passe, lui, des gagnants de 2013 aux perdants de cette année. Son retour devait susciter un souffle terrassant à droite. Le souffle est retombé comme un soufflet. L’ancien président a un point commun avec son successeur : François Hollande a loupé son année. A l’échec de sa politique économique est venue s’ajouter un désastreux chapitre vie privée. Pour se consoler il peut toujours se dire que Martine Aubry, qui vient et puis s’en va, n’a toujours pas fait d’OPA sur le PS et que Mélenchon est lui revenu mais sans succès. De plus en plus dans l’excès. Quant à Arnaud Montebourg, il est retourné à ses chères études. Lui est passé en quelques mois de promu à déchu. En politique, la roue peut très vite tourner.

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