Dans un mois et demi, le parti Les Républicains va élire son nouveau chef.

Laurent Wauquiez en 2011
Laurent Wauquiez en 2011 © Getty / Samuel Dietz

Par Renaud Dély

Figurez-vous donc que dans un mois et demi, le parti Les Républicains va élire son nouveau chef. Il y a quatre candidats en lice. Il s’agit quand même de l’ex-UMP, c’est-à-dire du parti fondé par Jacques Chirac, un parti qui a occupé l’Elysée pendant dix ans depuis 2002. Il s’agit de succéder à Nicolas Sarkozy.

Laurent Wauquiez a toutes les chances de l’emporter, et tout le monde s’en fout !

D’abord à cause du traumatisme de 2012. Vous vous souvenez la bataille à mort Copé-Fillon, les accusations de triche, l’irruption de la fameuse COCOE, la commission incapable de compter les bulletins pour sacrer le vainqueur. La deuxième source de cette indifférence, c’est le grand blues des militants de droite. Les salles de réunions sont vides, les militants ne se déplacent plus, ils n’y croient plus.

Wauquiez affronte trois « nains », Daniel Fasquelle, Florence Portelli et Maël de Calan et on a du mal à imaginer que l’un de ces quatre candidats porte l’alternative à Emmanuel Macron.

Et même si Laurent Wauquiez incarne l’avenir de la droite, sa campagne est un chemin de croix. Faute de combattants, donc, mais surtout parce qu’il ne sait plus où il habite. A la présidentielle, Laurent Wauquiez avait refusé d’appeler à voter Macron au deuxième tour face à Marine Le Pen. Et voilà qu’il menace d’exclusion les responsables du mouvement Sens Commun, émanation de La Manif pour tous, qui envisagent de se rapprocher de Marion Maréchal-Le Pen.

En fait, Wauquiez s’est bâti une identité à droite de la droite, contre « les assistés » et « le danger communautariste », et voilà qu’il change le discours et dit tout et son contraire. Résultat, il se met à brasser du vent. Et désigner éolienne à la tête du principal parti de droite, on comprend que ça ne passionne pas les foules.

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