François Hollande était hier dans le Loir et Cher, lundi en Haute-Saône. Un aperçu de « la bougeotte du Président ».

Arrivée de F.Hollande et M.Vals à Vesoul
Arrivée de F.Hollande et M.Vals à Vesoul © MaxPPP / Simon Daval

Italie, Maroc, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Malte, Turquie, Chine, Corée… Voilà pour l’international. En France, c’est pareil : un déplacement de terrain par semaine. Jeudi, Saclay. Vendredi, Tulle. Le 24 septembre, ce sera Montpellier. Bref, un véritable tourbillon.

Je peux vous dire qu’il y a quelque chose à l’Elysée qui suscite toutes les convoitises, à 18 mois de la présidentielle : l’agenda du Président. Cet agenda, il est l’objet de tractations intenses entre les conseillers. Les diplomates d’un côté, les politiques de l’autre. Parfois, ça va au clash. Confidence d’un ami du Président : « Le compte-à-rebours pour 2017 est lancé. Désormais, tout compte. »

Pendant ce temps, François Hollande jure qu’il n’est pas en campagne. Et pourtant, je peux vous l’assurer, les grandes manœuvres ont bel et bien commencé autour de François Hollande. Très discrètement, la cellule communication de l’Elysée monte en puissance. Petite information : le site internet de la présidence va être entièrement refait. Les réseaux sociaux sont également boostés. Le compte Twitter du chef de l’Etat a doublé son nombre de followers en 1 an.

Et puis, il y a Instagram, qui intéresse de plus en plus l’Elysée. Les communicants du président observent de très près la campagne des primaires aux Etats-Unis. Et cette année, il y a une nouveauté : les candidats utilisent avec intensité ce réseau social. Ici, une photo pour se mettre en valeur. Là, une vidéo pour dézinguer un adversaire. Eh bien, à l’Elysée, on aimerait que le compte Instagram de François Hollande s’envole. Je vous cite un ami du président, en off : « Le moment venu, ça donnera beaucoup de puissance ».

Il y a les déplacements, la communication… Mais il ya d’autres signes qui vous font dire que les grandes manœuvres ont commencé à l’Elysée pour 2017 ?

Le retour discret d’un homme. Un homme qui est vu, de plus en plus souvent, à l’Elysée. C’est un député socialiste. Il s’appelle Guillaume Bachelay. En 2012, il s’était mis au service de François Hollande. Mais pendant les primaires PS, il a été le porte-flingue de Martine Aubry. On lui doit les meilleures formules de la campagne. « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup» : c ’était lui. «La présidentielle, Hollande y pense même en nous rasant», encore lui.

Cet homme, qui est une arme redoutable pendant une campagne, est de retour dans le dispositif du Président. Il assiste tous les lundis à une réunion de stratégie à l’Elysée. Et il écrit, dans l’ombre, certains discours très politiques de François Hollande. Alors, vous le voyez, les hostilités n’ont pas encore commencé. Mais tout est prêt.

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