Les élections de mars prochain deviendraient un motif d’espérance pour le PS

un sondage donne la gauche gagnante au second tour des municipales à paris
un sondage donne la gauche gagnante au second tour des municipales à paris © reuters

C'est la petite musique que commencent à jouer les socialistes. Au premier abord, ça peut paraître surprenant. Depuis septembre, le pouvoir a traversé plusieurs crises. Le ras le bol fiscal. Léonarda. L'écotaxe qui a débouché sur la colère des bonnets rouges. Le rapport sur l'intégration... Et puis d'une manière générale, les élections intermédiaires ne sont jamais faciles pour un parti au pouvoir. Mais il y a des raisons d'espérer.

D’abord, le PS est un parti d'élus locaux. Ils rêvent que les municipales se jouent sur leur bilan. En fait, que ces élections soient déconnectées de l'actualité nationale. C’est la stratégie de Martine Aubry à Lille. Idem pour Gérard Collomb à Lyon, ou pour Pierre Cohen à Toulouse. En jouant sur leurs bons résultants sans se mêler de l’action de François Hollande, ils devraient conserver leur siège. Il y a même des candidats qui ne mettront même pas le logo du PS sur leurs affiches. Ils se cacheront derrière les alliances. Les ministres ne s’attendent pas à être beaucoup sollicités pour battre la campagne... Un député nous conseille d’établir « la carte du tendre des ministres qu’on demande »… Eh bien à l’exception de Manuel Valls, la superstar des sondages à gauche mais aussi à droite, c’est vrai que les membres du gouvernement ne croulent pas sous les demandes.

Le bilan des élus locaux pourrait-il suffire ? Il est trop tôt pour le mai dire les sondages sont rassurants, surtout dans les grandes villes. Et on sait bien que les commentaires au lendemain des élections (23 et 30 mars) se feront sur des symboles. Si le PS perd des petites et des moyennes villes mais gagne Marseille, l’honneur sera sauf. Si le PS limite les dégâts dans les petites et les moyennes villes mais perd Paris, alors là ce sera un cataclysme. Pour l’instant, Paris n’est pas en danger. Anne Hidalgo fait la course en tête. À Marseille Patrick Mennucci aussi devance Jean-Claude Gaudin. Pourtant les socialistes feraient bien de se méfier. Hidalgo bénéficie plus de la campagne chaotique de NKM que d’un élan en sa faveur. À Marseille les primaires ont donné de l’élan au socialiste. Mais rien ne dit que le souffle ne va pas retomber…. Surtout que la victoire de Mennucci pour l’instant se joue dans le cadre d’une triangulaire avec le FN au second tour.

Ce n'est pas forcément une bonne chose pourtant. L’argument est vieux comme la présidence de François Mitterrand reviendra : l’UMP va clamer que la gauche utilise le FN à des fins électorales. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi je parle au futur. Elle a déjà commencé.

Ecoutez Jean-François Copé c’était le 17 octobre dernier :

Copé a même une expression pour résumer tout ça, c’est « le FNPS. » Evidemment, la gauche s’offusque de son culot. C’est vrai que de Sarkozy au président de l’UMP, la droite hésite rarement à piétiner les plate bande du Front nationale quand ca l’arrange. Le risque c’est que pendant cette bataille de chiffonniers, le FN emporte quelques mairies et s’installe encore un peu plus comme un parti avec lequel il faut compter. À ce jeu là, UMP et PS risquent d’être perdants.

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