A droite comme à gauche, on commence à se dire qu’en 2017, finalement, on pourrait bien se passer de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

Je vais commencer par une petite histoire que m’a raconté cette semaine un député du parti Les Républicains . Vous la connaissez forcément, c’est un grand classique. « Plic et Ploc sont dans un bateau, Plic tombe à l’eau, qu’est ce qui reste ? Ploc, évidemment ? Hé ben non, il n’y a plus personne parce que Ploc, il est en garde à vue ! » Amusant, non ? En tous cas, vous l’avez compris, dans la bouche de cet élu de droite, « Plic », c’est François Hollande, qui est en train de se noyer dans les sondages, et Ploc, hé bien c’est Nicolas Sarkozy qui vient donc d’hériter d’une nouvelle mise en examen.

François Hollande et Nicolas Sarkozy à l'Elysée
François Hollande et Nicolas Sarkozy à l'Elysée © Yoan Valat/EPA/MaxPPP

Un nouveau souci judiciaire qui a semé l’effroi chez les sarkozystes. A force de répéter à ses proches que dans l’affaire Bygmalion, tout était de la faute de ce satané Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy avait fini par les convaincre. Seulement voilà, quand ils se refont le film des derniers jours, ils ne croient plus en l’infaillibilité de leur héros :

1/ Copé ressort du bureau du juge sans être mis en examen.

2/ Son ami Jean-Pierre Raffarin se rallie à Alain Juppé.

3/ Copé se déclare candidat aux primaires.

Plutôt rude, si l’on ajoute à cela tous ses anciens groupies, de Nadine Morano à Frédéric Lefèbvre en passant bientôt par NKM ou Henri Guaino, qui se lancent dans les primaires, on comprend ce fidèle qui se désole : « Cette fois, Nicolas est foutu. Il est cerné et il ne fait plus peur à personne… »

Chez les socialistes, l’idée que François Hollande ne sera pas en situation de se présenter fait son chemin. Surtout après sa prestation télévisée de jeudi dernier : « Franchement, vous avez eu l’impression de voir un futur candidat ? », m’a demandé un ministre qui explique : « Hollande est un « enfant » du 21 avril 2002. S’il voit qu’il n’a aucune chance d’emmener la gauche au second tour, il ne se présentera pas ».

Surtout qu’il y a déjà un remplaçant dans les startings-blocks, c’est Manuel Valls, évidemment. « C’est Manuel qui fait tout le boulot, me disait cette semaine un de ses proches. Hollande ne dit plus rien, ne fait plus rien, il est comme vidé de l’intérieur. On est au bout de l’Histoire… »

Le calcul des vallsistes est simple. Si Hollande ne se présente pas, il ne l’annoncera que très tard, pas avant décembre. D’ici là, Vallscontinuer donc d’occuper le terrain et circonscrire l’ascension de son rival Macron pour s’imposer vite fait le moment venu. Reste une inquiétude, et c’est un député valliste qui parle :« Je ne suis même pas sûr, dit-il, que Hollande puisse tenir jusqu’à Noël… » Voilà. Ils en sont là. Et nous ne sommes qu’en février…

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