Arnaud Montebourg donne le tournis, avec une communication qui risque d’épuiser l’ex-ministre de l’Economie !

Cette semaine, Arnaud Montebourg on le retrouve tel qu’en lui-même : plein d’énergie… Mais surtout, pour tout dire, épuisant. C’est Paris Match qui raconte cette semaine une rencontre dans un atelier de maroquinerie made in France à Paris. Montebourg lance pêle-mêle : « Montrez-moi les machines ! J'adore ! Je like ! Tout est fait à Paris ? I love Paris.» Bref, il fait son cinéma, comme d'habitude... Le problème c’est qu’à force d'en faire des tonnes, il est devenu inaudible. Voyez sa tribune dans le Journal du dimanche il y a dix jours, contre le gouvernement : « Hébétés nous marchons vers le désastre ! ». Ça devait faire grand bruit ! Un copain de Manuel Valls a même eu cette blague : « En fait, si Manuel a pris le vol Poitiers-Berlin, c'était pour détourner l'attention de la tribune de Montebourg ! ». La réalité c'est que Valls n'avait pas besoin de détourner l'attention de cette tribune parce que plus personne n’y fait attention !

Arnaud Montebourg quitte son ministère et le gouvernement
Arnaud Montebourg quitte son ministère et le gouvernement © MaxPPP/IP3/Christophe Morin

Après son éviction du gouvernement, Montebourg avait annoncé qu'il se retirait de la politique active, il comptait monter sa boîte, s'investir dans une entreprise, bref, bosser et ne plus faire parler de lui. C'était une très bonne idée. Un peu comme Alain Juppé avait fait en allant enseigner un an au Canada après ses ennuis judiciaires. Prendre du recul, se faire oublier pour revenir plus sage, plus apaisé... Pourquoi pas en recours à François Hollande ? C'est ça qu'il voulait, Montebourg, revenir en alternative crédible à gauche.

Mais pour le sevrage médiatique et politique, c'est raté. C'est même l'inverse ! Toutes les semaines, on a droit à une petite carte postale. Un jour une photo de Montebourg qui joue au mannequin bénévole pour smuggler, un autre les détails de ses conférences à Princeton, un troisième un article qui raconte sa nouvelle vie chez Habitat, un quatrième la couverture de GQ , et j'en passe...

Dernière info en date donc : il monte une association avec le centriste Yves Jégo, ex ministre de Nicolas Sarkozy. Pour lui qui voulait être le leader de la gauche du parti, bonjour la cohérence. J'ai demandé à un ministre à quoi jouait Montebourg, il m'a répondu : « Sa seule stratégie, c’est la stratégie du nombril ». Pas sûre qu'elle l'emmène très loin. Pas sûre non plus que ça redore l'image des hommes politiques.

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