Virgine Calmels, la numéro deux des Républicains, virée hier soir par Laurent Wauquiez.

Depuis une semaine, Virginie Calmels, première vice-présidente du parti Les Républicains, critiquait le fameux tract de Laurent Wauquiez, « Pour que la France reste la France ! » Elle avait dénoncé un texte trop « anxiogène » et elle critiquait la méthode solitaire de Wauquiez. Il l’avait recadrée une première fois. On croyait l’ordre rétabli. Virginie Calmels a remis ça hier, plus fort encore, dans Le Parisien. Elle se fait virer. Bon, c’est assez logique. Mais la rébellion de Virginie Calmels est lourde de sens…

Pourquoi a-t-elle cru bon de le critiquer ainsi ?

Et bien parce que Virginie Calmels pense que, Laurent Wauquiez à la tête de LR, c’est fini, ou presque. Et elle est loin d’être la seule à le penser. Avec son mode de fonctionnement secret et brutal, Wauquiez a réussi à se mettre à dos tout le monde en un temps record. Et la plupart des dirigeants de LR sont convaincus qu’il va se planter. Ils pensent que sa stratégie « à droite toute », de plagiat du Front National, mène la droite dans le mur. De Valérie Pécresse à Xavier Bertrand, tous préparent l’après-Wauquiez, programmé dans un an, après l’échec des européennes. C’est pour ça que personne ne se précipite pour prendre la tête de liste pour un scrutin considéré comme perdu d’avance. A LR, les plus pessimistes pensent que leur parti n’atteindra pas 10 % des voix. 

Et pourquoi Virginie Calmels ose-t-elle l’ouvrir, elle?

Parce que c’est une personnalité originale. L’ancienne patronne d’Endemol ne respecte pas les codes des politiques traditionnels, les règles de « l’ancien monde ». Elle n’est pas du genre à se plier facilement à une ligne imposée par un supérieur… Avant qu’elle ne soit limogée par Wauquiez, un élu des Républicains me commentait ses critiques contre Wauquiez en ces termes : « Virginie découvre la vie d’un parti, c’est un peu une enfant en politique, mais la vérité sort souvent de la bouche des enfants… »

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