La volte-face de Nicolas Sarkozy sur le mariage gay a entamé le leadership de l’ancien président

Quelque chose a clairement changé. Entre 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy tenait ses troupes. Son leadership était incontesté et ceux qui se risquaient à le critiquer rentraient assez vite dans le rang. Rien de tel aujourd’hui. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est totalement désolidarisée de Nicolas Sarkozy sur le mariage gay. C’était hier matin, chez nos confrères d’Europe 1 :

Sur d’autres thèmes que le mariage gay, il ne fait pas non plus l’unanimité dans son entourage direct

Il n’y a qu’à entendre son propre porte-parole dans la course à la présidence de l’UMP, Gérald Darmanin , sur l’Aide médicale d’Etat. L’ancien président est pour la suppression pure et simple de l’AME pour les étrangers. La petite musique de Darmanin est bien différente. Il était hier sur BFM:

Pour autant, Nicolas Sarkozy reste le favori pour la présidence de l’UMP

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy © CC

C’est un fait et il compte bien s’imposer avec un score écrasant. Mais quel que soit ce résultat, Nicolas Sarkozy a perdu le leadership naturel qu’il avait sur la droite depuis une décennie, c'est-à-dire depuis 2004 et sa prise de l’UMP.

Ses proches, on l’a vu, ne sont plus au garde-à-vous automatiquement. Il est défié par Alain Juppé et François Fillon mais aussi par la nouvelle génération qu’incarnent ses anciens ministres : Bruno Le Maire et Xavier Bertrand. L’ancien président n’impressionne plus. La sarkolâtrie a trouvé ses limites. Le culte du chef y existe peut-être toujours, mais plus celui de Sarkozy. Pour plagier son slogan de 2007 : « à droite tout devient possible… aussi sans Sarkozy ».

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