C'est l'histoire d’un revenant qui obsède les socialistes, un certain... François Hollande.

Par Renaud Dély

Il les rend fous. En ce moment, on ne peut pas croiser un dirigeant du PS qui ne vous parle pas de l’ancien Président : « Qu’est-ce qu’il veut ? Qu’est-ce qu’il pense ? Qu’est-ce qu’il va faire ? »

Ils se posent tous, ou presque, la question. Il faut dire que depuis la fin du mois d’août, François Hollande reçoit à tour de bras dans ses bureaux du 242 rue de Rivoli. Ses anciens ministres les plus fidèles comme Stéphane Le Foll, Michel Sapin ou Najat Vallaud-Belkacem. Les incontournables caciques comme Jean-Christophe Cambadélis ou Julien Dray. Ou les rares jeunes pousses qui ont survécu à la débâcle, comme le député Boris Vallaud ou le président du groupe à l’Assemblée Olivier Faure.

Pour faire durer le suspens, François Hollande est fort, très fort

En général, au terme d’une bonne heure d’échanges, les élus ressortent de son bureau en se posant encore plus de questions qu’avant d’y être entrés. Il faut dire que c’est son style : Hollande ne laisse jamais clairement transparaître ni ses émotions ni ses intentions.

Rêve-t-il de retour, de reconquête, ou veut-il simplement essayer de contrôler indirectement l’avenir du PS ? Il laisse tout ouvert.

La seule chose claire, c’est que François Hollande n’arrête pas la politique

D’abord parce qu’il veut faire payer son ingratitude à Emmanuel Macron. Et puis parce qu’en fait, il n’a jamais eu l’intention d’arrêter la politique. Par exemple, au soir de la passation de pouvoirs, le 14 mai, je peux vous dire qu’un de ses amis, qui se faisait du souci pour lui, lui avait envoyé un SMS de réconfort dans lequel il avait écrit :

Mon cher François, n’oublie pas qu’il y a une vie après l’Elysée…

Et vous savez ce que François Hollande lui a répondu ? « Bien sûr, et il y a même une vie politique… »

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