Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, est placé devant un dilemme : sera-t-il, oui ou non, candidat aux régionales ?

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education,  de la Jeunesse et des Sports
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, de la Jeunesse et des Sports © AFP / Ludovic Marin

Au siège de Le Républicains, on le surnomme Jean-Michel Buzyn 

En référence au naufrage de l’ancienne ministre de la Santé aux dernières municipales à Paris. 

D’ici au mois de février, le ministre de l’Education nationale doit en effet dire s’il sera tête de liste en Ile-de-France pour les régionales qui doivent normalement, si la pandémie le permet, se tenir au moins de juin prochain. 

L’ancien recteur de l’académie de Créteil a déjà mis un orteil dans le marigot en devenant chef de file de la République en marche, ce qui lui a permis d’être testé par les instituts de sondage.
Résultat : l’eau est assez froide, Il est crédité d’environ 15 % des voix, pas de quoi ravir la région la plus peuplée de France à Valérie Pécresse. 

Pourquoi ne renonce-t-il pas ? 

Parce qu’il est dans une drôle de position Jean-Michel Blanquer. 

S’il veut entrer pleinement dans le bain politique, il est temps de solliciter un mandat auprès des électeurs. 

Et les régionales, c’est la dernière station avant la fin du quinquennat. « Blanquer sait qu’il faut qu’il aille au combat », m’a confié un ministre qui est lui-même élu local. 

Vous l’aurez compris, il y est aimablement invité par le président de la République qui a besoin d’une figure de proue dans l’une des régions les plus scrutées. 

Selon l’essayiste Alain Minc, cette candidature serait au contraire une erreur majeure. Il l’a fait savoir via le Parisien.

Au siège de La république en marche, on reconnaît que la partie est ingagnable mais en gros, on demande à Jean-Michel Blanquer de participer, de faire preuve de panache, de prendre son risque comme on dit encore chez les marcheurs.

Lui, il reste très discret sur la question

Ceux avec qui il a échangé estiment « qu’il ne porte pas l’envie d’y aller » ou encore je cite « qu’il ne pose vraiment pas le type de question du gars qui a envie d’être candidat ». 

Sa situation est d’ailleurs un peu injuste car certains de ses collègues, comme Elisabeth Borne qui voulait se présenter en Normandie ont, eux, essuyé un niet présidentiel : on ne s’éloigne pas du ministère du Travail en pleine pandémie. 

Une règle qui devrait logiquement s’appliquer à l’Education nationale. 

Paradoxalement, c’est la détérioration de la crise sanitaire dans les écoles qui pourrait permettre à Jean-Michel Blanquer de renoncer, et d’éviter de devenir le nouveau martyr de la macronie. 

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