On a beaucoup parlé de Laurent Wauquiez ce week-end. Mais derrière le président des Républicains, Nicolas Sarkozy n’est jamais loin.

Par Jannick Alimi.

L’ancien chef de l’Etat tire-t-il toujours les ficelles? Être aussi catégorique serait mentir. Mais Nicolas Sarkozy continue de compter. Laurent Wauquiez, en déclarant  que lorsqu’il était à l’Elysée, l’ancien chef de l’Etat enregistrait les propos de ses ministres, a fait réagir ipso facto Nicolas Sarkozy. Et je peux vous dire que ce dernier a immédiatement exigé de Wauquiez des excuses. Injonction à laquelle a obtempéré le président des LR par voie de communiqué mais sans rien à l’attention de Macron ou Darmanin qu’il avait pourtant  épinglés durement.

L’ ancien chef de l’Etat organiserait son retour en politique ?

Cela semble peu probable, mais en politique, il ne faut jamais dire jamais. Légalement, d’ailleurs, Sarkozy pourrait tout à fait solliciter un second mandat. En outre, l’ex chef de l’Etat garde des relais politiques. Par exemple, François Baroin, son bras droit pendant la présidentielle, maire de Troyes, et très influent président de l’Association des maires de France. Le baromètre BVA sur la vie politique, le met en seconde position chez les sympathisants de droite et même en première position chez les sympathisants LR devant Wauquiez lui-même. 

Sarkozy cherche-t-il à bâtir sa notoriété pour l’avenir ? 

C’est sa fameuse image de président "bling bling" que Sarkozy veut faire oublier. Pour incarner un politique cultivé, loin des banderilles qu’il avait envoyées à La Princesse de Clèves lorsqu’il était à l’Elysée, il participe sur Public Sénat, à l’émission «Livres et Vous», où les téléspectateurs ont pu  découvrir un Nicolas Sarkozy féru de littérature. On a vu aussi dans l’émission de L’Equipe du soir  que le supporter acharné du PSG était aussi un fin connaisseur du football. Et puis, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy s’affichait dans les colonnes du Parisien Aujourd’hui en France pour parrainer la campagne « Guérir le cancer de l’enfant au XXIe siècle ». Une façon pour celui, qui, contrairement à ses prédécesseurs, ne laissera  « grand travaux », de survivre en beauté à un quinquennat.

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