Une solution pour départager plusieurs candidats au sein d’un même parti. Certains au sein de LREM le réclament.

Des primaires avant les municipales ?
Des primaires avant les municipales ? © Getty / stevecoleimages

Après avoir sauvé les meubles aux Européennes, le mouvement d’Emmanuel Macron espère se refaire une santé avec les municipales de 2020. Mais voilà, une poignée d’insolents réclame un processus de désignation qui n’était pas prévu dans les statuts. Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villani demandent des « élections citoyennes ».

Fichtre ! Des primaires ! Quelle drôle idée ! Comme si ce genre de gadget électoral était encore à la mode en 2019. N’oublions pas que cette année le président de la République a promis d’introduire le tirage au sort citoyen pour redynamiser la vie politique… On est bien loin d’une vulgaire primaire.

La République en Marche et les primaires font-elles bon ménage ?

Entendre des militants réclamer plus de démocratie dans leur parti, ça vous fiche toujours un coup au cœur, mais il faut lutter contre ce préjugé qui voudrait que la République En Marche n’aime pas les primaires : c’est faux. La République En Marche aime les primaires, elle les adore même, elle en mangerait matin, midi et soir si elle le pouvait, car sans les primaires des socialistes et des républicains, Emmanuel Macron n’aurait jamais emménagé à l’Élysée.

Il est là le secret des primaires : pour en profiter, il suffit de ne pas y participer… Emmanuel Macron l’a compris mieux que personne : les primaires c’est fantastique, surtout chez les autres ! Et sur ce coup-là, l’histoire récente lui a donné raison… François Fillon, Benoît Hamon, Eva Joly, Nathalie Kosciusko-Morizet, on ne peut pas vraiment considérer que les primaires leur aient franchement porté chance.

Cette élection d’un genre nouveau promettait de réveiller la démocratie participative. Elle aura surtout poussé les partis politiques dans l’escalier.

Que faire pour départager les candidats ?

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! Il faut bien trouver un moyen d’insuffler un peu de suspens et de dramaturgie dans cette joute ! Pour sauver les apparences, il y aurait bien le vote par acclamation, mais la pratique de cet exercice s’est un peu perdue depuis que les partis demandent à leurs adhérents ce qu’il convient de penser. Donc sans primaires et sans vote par acclamation il ne reste que quelques options sur la table : le tirage au sort, le combat de catch – ou, et c’est le plus probable — le choix du prince…

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