Depuis la présidentielle, Marine Le Pen ne va pas fort...

Marine Le Pen à l'Assemblée nationale en octobre 2017
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale en octobre 2017 © AFP / Eric Feferberg

Par Renaud Dély

Plus de son, plus d’image. Elle a disparu des radars. Même son entourage s’en inquiète. Marine Le Pen ne met plus les pieds au siège du parti à Nanterre. Officiellement, elle passe son temps à l’Assemblée nationale. Sauf qu’on ne la voit pas non plus dans l’hémicycle lors des débats sur les projets de loi. Bref, la patronne du FN déprime sévère. Depuis son naufrage lors du débat télévisé d’entre deux tours face à Emmanuel Macron, elle n’a pas refait surface… 

Marine Le Pen continue pourtant de multiplier les interviews dans les médias

Elle envoie ce qu’un de ses anciens conseillers qui a suivi Florian Philippot appelle méchamment « des preuves  de vie ». Une télé  par-ci, une radio par-là. Sauf que ça n’imprime plus. Ses émissions font des scores d’audience médiocres et ses passages ne font plus le buzz… Au buzzomètre, Marine Le Pen a longtemps occupé la pole-position. Depuis la rentrée elle se fait écraser, même par Raquel Garrido…

Pourtant, ça ne signifie pas que le Front National recule dans le pays 

C’est tout le paradoxe. Toutes les enquêtes d’opinion le montrent : l’extrême droite reste très forte dans le pays. C’est une crise en trompe l’œil. Ses électeurs n’ont pas disparu. Ils ne croient plus en Marine Le Pen mais ils croient toujours dans le Front National. Il y a donc une crise de direction, mais pas vraiment une crise d’influence. En fait, pour comprendre la situation, il faut se replonger dans le petit livre rouge, avec le fameux proverbe chinois repris par Mao : « Le poisson pourrit par la tête ». 

C’est ce qui se passe au Front National. Et c’est pourquoi de plus en plus de cadres du FN songent à remplacer la tête du poisson, et misent sur un retour de la nièce, Marion Maréchal, pour se débarrasser de la tante. 

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