Jeudi, Nicolas Hulot sera l’invité de l’Emission politique, le grand rendez-vous de débat sur France 2. Plus de deux mois après sa démission, l’ex ministre de l’Ecologie sort enfin du silence…

C’est ce qu’on appelle le hasard du calendrier. Quand l’émission a été calée, personne n’imaginait, c’était en octobre, que ça tomberait en pleine révolte des gilets jaunes. Nicolas Hulot va devoir s’adresser à cette France qui veut moins de taxes et en particulier moins de fiscalité écologique. C’est un défi compliqué pour Hulot, mais il tombe bien, car l’écologiste veut briser le silence. Figurez-vous qu’il en a assez que l’Elysée et les ministres se répandent un peu partout en expliquant que si Hulot avait fait le boulot, dès l’an dernier, pour expliquer sa politique de hausse des taxes sur les carburants, on n’en serait pas là.    

Selon ses ex collègues, Nicolas Hulot serait un agitateur pas très courageux, qui aurait fui avant la bataille

Et ça, cette image, elle met hors de lui l’écologiste, selon les rares personnes qui l’ont rencontré. Et que fait Nicolas Hulot depuis son départ ? Nicolas Hulot est d’abord parti un peu à l’étranger. Puis, il s’est replié ensuite sur ses terres, en Bretagne. A Saint-Lunaire, près de Saint-Malo. Il mène une vite discrète. Une sorte de monsieur tout le monde. Il va au marché, on le voit faire du kite surf sur la plage, cette sorte de planche à voile qui vole. Il est comme libéré. Il a une barbe de trois jours. Il a coupé les ponts avec le personnel politique. Sa seule sortie publique, c’était en octobre. Il a baptisé un bateau avant la route du Rhum. Mais, même pour cet événement anodin, il n’a pas pris la parole.  

L'ex ministre de l'Ecologie garde une très bonne image chez les français

Il caracole en tête des personnalités préférées des Français. Depuis son départ du gouvernement, au micro de Nicolas Demorand et Léa Salamé, il s’est refait une virginité sondagière. Comme si les gens avaient compris son coup d’éclat. Comme si les gens le voulaient en dehors du pouvoir. On se retrouve du coup avec un paradoxe : on assiste avec les gilets jaunes à une fronde contre la fiscalité écolo et en même temps, les gens plébiscitent une icône de l’écologie. Dont on va maintenant se demander si elle ne cherchera pas à peser sur la campagne des Européennes. Les français ne sont pas à une contradiction près.

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