Le Premier ministre est menacé de « fillonisation ».

Je vais vous raconter ce qui se passe dans les coulisses du gouvernement. En ce moment, certains ministres, je ne vous dirai pas lesquels, en ont un petit peu marre de se faire piquer leurs meilleurs dossiers par... Manuel Valls ! Ecoutez ce que me disait hier un conseiller : « A chaque fois qu'on veut faire une grosse annonce, bam, on se la fait chiper par Matignon ! » Faut dire qu'il traverse une mauvaise passe, Manuel Valls. Il n'a quasiment plus d'espace. Prenez Emmanuel Macron, il lui a volé la palme de l'insolence ; Bernard Cazeneuve lui a pris le job de « Monsieur muscles » ; et Jean-Yves Le Drian sa place de tête de gondole dans les journaux. Le même conseiller me disait : « Regardez l'agenda de Valls cette semaine, il n'y a rien, à part un truc sur la pêche ! » Plus grave, le Premier ministre continue à couler dans les sondages. Prenez sa dernière grosse émission, « Des paroles et des actes », fin septembre : il a fait le même score que son rival, Emmanuel Macron. Résultat : en off, au gouvernement, tout le monde nous raconte que Valls est très, mais alors très « nerveux ». C'est la fameuse malédiction de Matignon. Tous les Premiers ministres en sortent lessivés, « fillonisés » . Et pourtant les copains de Valls l'avait prévenu : « Si tu y vas, dans un an, tu es mort... » Mais lui était persuadé qu'il serait la bouée de Hollande. Mais, comme me disait méchamment un ami du président, « le problème avec les bouées, c'est que quand on s'en sert, elles coulent ! » La vérité, c'est que Valls a sous-estimé la perversité diabolique du président. Le même ami de Hollande me disait : « François lui a fait son fameux coup de l'édredon. Et personne n'échappe à l'oreiller de l'étouffeur Hollande ».Comment sortir de cette mauvaise séquence? Valls va nous faire du Valls ! Il va partir en campagne aux régionales pour faire la castagne contre le Front national. Le problème, c'est qu'il va trouver sur sa route un certain François Hollande, qui a lui aussi décidé de faire la peau à Marine Le Pen. Ca ne vous a pas échappé, le président est en campagne pour sa réélection. Et c'est lui qui tient entre ses mains le sort de Valls, qui ne sait pas ce qu'il fera après la présidentielle. Il aimerait bien rester Premier ministre, si Hollande gagne, mais les deux favoris s'appellent Cazeneuve et Macron. On n'échappe pas à l'enfer de Matignon.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.