Avec le remaniement et les affaires, le camp Macron est sous tensions. Conséquence: la « bienveillance » chère à Macron n'est plus qu'un vieux souvenir.

L'Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale © AFP / ERIC FEFERBERG

Par Marcelo Wesfreid.

Si vous prononcez son nom, parmi les macronistes, et c'est le déferlement de critiques, actuellment. Ce personnage, il s'appelle François Bayrou, le ministre de la justice. Pourtant c'est l'allié de la campagne, mais les proches de Macron, élus et amis, ne peuvent plus l'encadrer...

Je vous cite ce qu'on entend parmi les cadres d'En marche : «Bayrou, il a un ego hors norme ». « Il nous fait chier». « Bayrou, on n'a plus besoin de lui ». « Bayrou ferait bien de se poser des questions en se regardant dans le miroir, après l'affaire des assistants du Modem...».

Entre les cas Ferrand et Bayrou, Emmanuel Macron a eu les nerfs à vif

Lui, c'est surtout la presse qui le fait sortir de ses gonds. Richard Ferrand. Le futur ex ministre de la Cohésion des territoires. Mal en point après une enquête préliminaire. Le soir du premier tour des législatives, il s'est approché des micros, les caméras, pour se féliciter de son score de façon revancharde.

Après à peine quelques semaines, les affaires ont mis les nerfs à vifs au royaume de Macron. Cela promet de belles empoignades au parlement.

De l'ambiance à venir dans l'hémicycle

Il va y avoir dans l'hémicycle des tribuns expérimentés comme Mélenchon, Ruffin, Corbière, Marine le Pen, qui n'attendent que cela : aller au clash, croiser le fer, provoquer les petits nouveaux d'En marche, pour exister.

Donc, si les macronistes se laissent aller. Ils peuvent se faire manger tout crus par ces pros de la rhétorique... Et c'est un risque qui a été si bien identifié, que les leaders d'En marche ! ont ordonné, aux nouveaux élus, le retour à la bienveillance...

L'idée, ce sera de traiter l'opposition avec énormément d'égards. De donner des présidences de commission, d'étudier, d'adopter des amendements de l'opposition. D'endormir l'adversaire sous un flot de gentillesse pour mieux le désarmer. Comme me l'a avoué un cadre macroniste : « la bienveillance, c'est une arme redoutable ».

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