Tous nos concitoyens ne le savent pas, mais François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale a décidé, dès son élection de réformer le fonctionnement de cette institution.

Par Jannick Alimi

Et même la réformer du sol au plafond. Pour lui, comme pour le chef de l’Etat, élu notamment sur la volonté de « dégagisme » exprimée par les Français, il fallait que le Parlement balaie devant sa porte et regagne sa crédibilité et son honorabilité. 

François de Rugy a donc mis en place sept groupes de travail 

Portant aussi bien sur le statut des députés que sur les droits de l’opposition, le contrôle du travail législatif, le rayonnement de l’Assemblée, la démocratie numérique, les collaborateurs, le développement durable .

J’étais invitée à participer à une table ronde sur le rayonnement de l’Assemblée. C’est à dire les moyens de rendre le travail législatif, plus transparent, plus compréhensible, plus ouvert sur la société. 

Et quelle n’a été ma surprise de voir et d’entendre des élus Républicains, La République en Marche, socialistes, centristes et communistes, travailler ensemble, s’interroger et nous interroger, les quelques journalistes qui avaient été invités, sur leurs déficiences, leurs dysfonctionnements. Surprise de voir aussi leur capacité à accepter nos propositions. 

Par exemple, circuler plus librement dans les couloirs du Palais Bourbon et ne plus être confinés dans la salle des quatre colonnes,  accéder plus facilement aux bureaux des élus. Mais aussi des progrès plus substantiels et plus onéreux comme une meilleure accessibilité aux données numériques de l’Assemblée.

De quoi rabibocher les Français avec leurs élus

Et si de Rugy mouille sa chemise pour assurer un suivi des décisions qui seront prises, alors les députés seront peut-être bientôt plus respectés par les citoyens. En revanche, comment faire que les Français s’intéressent autant au travail de l’Assemblée qu’à celui du chef de l’Etat ou des ministères ? Là c’est une autre histoire. Car il faudrait que le Parlement ait de vrais pouvoirs. Et pour cela, sauf surprise majeure, c’est toute la Vème République qu’il faudra changer…

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