Dans la démocratie rêvée des français… Hollande ne serait plus président de la République…

Selon un sondage Viavoice pour France Inter notamment 82% des Français souhaitent pouvoir démettre les élus de leurs fonctions s’ils n’ont pas tenu leurs promesses. Une écrasante majorité donc pour un contrôle étroit des engagements. Une sorte de crash test politique. Si François Hollande y avait été soumis, il n’en serait pas sorti indemne. Non pas en raison de ce qu’il avait dit pendant sa campagne – il était finalement resté plutôt sobre en se camouflant derrière un slogan bien creux - mais en raison de qu’il a déclaré quelques mois après le 9 septembre 2012 sur TF1 :

Voilà donc l’objet du délit. François Hollande avait promis deux ans d'effort avant pourrait-on dire le réconfort. Et le compte n'y est pas.

Le plan drastique de réduction des dépenses doit servir à redresser les finances publiques. Et pourtant on vient de l’entendre dans la bouche du chef de l'Etat:ce redressement devait prendre deux ans, ni plus ni moins, et donc s’achever au plus tard en 2014. Il n’en est rien. Jusqu’en 2017, la potion sera amère.

Si on met de côté ce plan de rigueur historique-il l'est sans conteste –et les deux ans de perdu car s’il est si nécessaire il aurait dû être anticipé, ce qui est plus grave c'est le fossé entre les mots de François Hollande et ses actes.

A quoi sert de fixer devant des millions de Français, de marteler même, un « agenda du redressement » pour s’en affranchir deux ans plus tard quand il était censé prendre fin.

Comme pour l’inversion de la courbe du chômage, le président s’est piégé lui-même et il a trompé les Français qui l’ont écouté.

Pendant sa campagne, il s'était engagé à rehausser, revaloriser la parole publique en prenant le contre-pied de son prédécesseur.

En faisant preuve d’un optimisme béat, François Hollande a piétiné un peu plus l'image du personnel politique qu’il se faisait pourtant fort de redorer. Au point qu'on a oublié les réformes entreprises et potentiellement bénéfiques.

Ces prévisions, perspectives de pacotille ont obscurci pour ne pas dire effacé tout le reste. Qui se souvient de la loi de fléxisécurite sur le marché du travail arrachée de haute lutte aux partenaires sociaux en janvier 2013? De celle sur la formation professionnelle adoptée en février ou bien la dernière en date sur l'assurance chômage?

Des changements importants que même une partie de l’opposition de droite saluait publiquement ou à bas mots.

Des avancées qui auraient pu être mises au crédit d’une politique sociale-démocrate fondée sur le dialogue et la négociation. Elles ont au contraire été emportées dans le flot de paroles vaines et de promesses intempestives.

Au final, François Hollande le candidat des petits pas est aujourd’hui le président des grandes gesticulations et des illusions.

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