C’est un récent sondage réalisé début mars qui le révèle. Il avait été commandé par La République en marche à l’institut OpinionWay, et il n’est évidemment jamais sorti.

Le député européen Thierry Mariani
Le député européen Thierry Mariani © AFP / MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS

Ce sondage nous apprend que l’eurodéputé RN Thierry Mariani, arriverait non seulement en tête du premier tour, et ce quel que soit la configuration de départ… Mais elle indique surtout qu’il est en bonne position pour gagner. Et ce avec une avance confortable, on parle de 7 points d’écart…

À moins que LREM ne fusionne avec le président LR sortant, Renaud Muselier. Et là, les choses seraient un petit peu différentes… Et encore, à peine… Car la liste commune entre la droite et les macronistes ne l’emporterait que d’une très courte tête. Ils n’auraient qu’un seul petit point d’avance sur le lepéniste. Bref, autant vous dire que rien n’est joué dans cette région clé. Et que cette enquête d’opinion a déjà commencé à faire des émules parmi les candidats potentiels.

Les lignes seraient-elles en train de bouger ?

Pas encore tout à fait… Mais les discussions, elles, sont déjà engagées. C’est Christophe Castaner qui a ouvert les négociations le premier, avec sa « main tendue » à Renaud Muselier... Lequel ne l’a pas encore vraiment saisie, pour deux raisons. La première, c’est que la direction des Républicains s’oppose fermement à tout accord de parti avec La République en marche. Et la seconde c’est que la candidate macroniste, Sophie Cluzel, considère qu’elle a des arguments à faire valoir. Elle est persuadée que, sur un malentendu, elle pourrait peut-être finir par l’emporter. Et ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’elle ne se retirera pas sans être assurée d’obtenir des places éligibles sur la liste ; et des postes importants pour peser dans le futur exécutif régional.

Encore faudrait-il que ces élections aient bien lieu en juin… 

C'est d'ailleurs un point crucial dans ce dossier. C’est que non seulement les candidats ne se sont pas tous officiellement déclarés. Mais surtout, personne n’a encore la garantie que le scrutin aura bien lieu au printemps prochain. C’est même le contraire, d’ailleurs, puisque l’Élysée étudie la piste d’un nouveau report, de peur que la « troisième vague » n’empêche la campagne.

Ce scénario est très fortement contesté par 10 des 13 présidents de région, qui se sont fendus d’une tribune dans Le Figaro, ce matin, pour demander à l’exécutif de maintenir l’élection régionale en juin. Autant dire que le feuilleton est loin d’être terminé.

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