Le bien-être animal est en train de s’imposer comme un sujet central pour l’élection présidentielle sous fond de poussée écolo. La majorité scrute à la loupe la progression du référendum pour les animaux.

Cerf dans la forêt de Compiègne
Cerf dans la forêt de Compiègne © AFP / Tonino De Marco / Biosphoto

Oui vous l’avez vu, j’imagine, ce grand cerf filmé langue pendante devant des barrières de chantier. C’était samedi en lisière de la forêt de Compiègne. La bête s’est réfugiée là alors qu’elle était poursuivie par un équipage de chasse à courre. Sous la pression de militants anti-vénerie présents sur place, le cervidé a été gracié. 

Il n’y rien de plus politique en ce moment que le destin de cette bête

Le bien-être animal est même en train de s’imposer comme un sujet central pour l’élection présidentielle, sous fond de poussée écolo. 

La majorité scrute à la loupe la progression du référendum pour les animaux porté dans les médias par le journaliste Hugo Clément. 

Parmi leurs six propositions phares, on trouve :

  • l’interdiction de l’élevage en cage
  • celle des spectacles avec des animaux sauvages 
  • mais aussi (on en revient à notre cerf) la fin de la chasse à courre.

Ce référendum va-t-il avoir lieu ? 

C’est un référendum d’initiative partagée. Pour le moment, cela se joue au parlement, il faut la signature de 185 députés ou sénateurs.  A ce stade, ils ne sont que 139. 

Le sujet va bientôt être propulsé au premier plan

L’ancien marcheur Cédric Villani doit défendre le 8 octobre une partie des demandes du référendum dans une proposition de loi. Autant vous dire que les députés LREM ont souligné en rouge cette date sur leurs agendas. Ils ont même organisé une mini-réunion jeudi dernier pour essayer de dégager une position commune sur tous ces sujets. Mais entre les défenseurs des agriculteurs et des chasseurs d’un côté et ceux de la condition animale de l’autre, l’atterrissage est dur à trouver. 

Et que dit l’exécutif ? 

Pour le gouvernement, c’est un sujet miné par excellence !  

Au ministère de l’Agriculture, on souligne que, dans le plan de relance, 250 millions seront consacrés aux animaux, en particulier à la modernisation des abattoirs. Comme me l’a soufflé un ministre, le problème est que les Français aiment les animaux et la viande, mais ils n’aiment pas ce qui se passe entre les deux ! 

Preuve de l’importance de cette question, Marine Le Pen était hier chez un éleveur dont les chevaux ont été mutilés. 

Aux dernières européennes, le parti animaliste avec ses affiches montrant un chat ou un chien avait réuni 490 000 voix. Une niche électorale qui comptera en 2022.  

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