C’est un moment qu’adorent les politiques. Faire dédicacer leurs livres, au cours de séances de signatures. Cela permet de jauger sa popularité. Mais attention à ne pas s’emballer...

Par Marcelo Wesfreid.

Il y a en un qui a retrouvé le sourire. C’est François Hollande. Il se balade partout, actuellement, avec son livre de mémoires « Les leçons du pouvoir ». Un jour, il est dans une librairie de Paris. Un autre, il est dans un Leclerc en Bretagne. Il y a quelque jour il faisait des séances de signature à Auch, à Toulouse. Ça cartonne. Les gens se massent pour voir un homme qui était pourtant ultra impopulaire. Il y a des personnes qui attendent dehors.  

Depuis, François Hollande est requinqué, et laisse planer l’idée de se représenter en 2022. Entre Macron et Mélenchon, il y a de la place, c’est un peu son message. Au passage, ça ne fait pas les affaires d’Olivier Faure qui essaie d’émerger au PS, mais enfin, revenons à nos librairies. 

Les militants lui disent merci, à Hollande, pour le mariage pour tous, par exemple. Hollande prend le temps, écrit un petit mot. Il se sent admiré, il répare ses plaies narcissiques. 

Qui sont les personnes qui viennent acheter un livre dédicacé ?

Il y a des socialistes, il y a des électeurs de gauche déboussolés par la politique assez droitière de Macron. Et puis, il y a les autres, les curieux. Ceux qui viennent voir de près le 7ème président de la Vème république. Un personnage historique. Il y a un côté « vue à la télé » qui fascine. Julie Gayet est parfois, là, aussi. A Toulouse, le maire, de droite, est passé salué Hollande. On est devant une affluence qui ne dit pas forcément une adhésion.  

D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a payé pour le voir. Avant de revenir pour la primaire, il a dédicacé non pas un livre mais deux. Il y avait foule. Du coup, ses amis étaient persuadés que le socle de l’UMP était derrière Sarkozy, que sa cote était intacte. Erreur. On connaît la suite et l’échec cuisant à la primaire. La notoriété est une chose, l’envie de voter en est une autre. 

Jean-Marie Le Pen fait aussi un carton

Le premier tome de ses mémoires a très bien marché. Et même spectacle. Des files devant les librairies, pour voir un homme qui a été mis au ban de son propre parti mais qui est un morceau de notre histoire politique. 

Les gens veulent voir la bête immonde, la bête immonde qui monte qui monte. 

Voilà ce que disait, en rigolant, Jean Marie le Pen dans Le Parisien. Quand les librairies deviennent des musées...

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