Il n’y a pas que les enfants qui disposeront leurs chaussons sous le sapin, il y a aussi les ministres. À moins de trois mois des municipales, ils sont déjà nombreux à avoir choisi leur cadeau.

Gérald Darmanin et Edouard Philippe, respectivement ministre de l'Action et des Comptes Publics et Premier Ministre
Gérald Darmanin et Edouard Philippe, respectivement ministre de l'Action et des Comptes Publics et Premier Ministre © AFP / Thomas SAMSON

Le premier d’entre eux, celui qui s’en cache le moins, c’est Didier Guillaume

Depuis qu’il s’est déclaré candidat à Biarritz, le ministre de l’Agriculture fait absolument tout pour obtenir son bon de sortie du gouvernement. Il l’a fait savoir à Emmanuel Macron, il l’a fait comprendre à Édouard Philippe… Et maintenant, il attend. Il attend et il s’impatiente, parce qu’il sait qu’un autre de ses collègues a demandé plus ou moins le même cadeau : ce collègue, c’est Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, qui est lui aussi candidat à Biarritz… Mais sur une autre liste, celle du maire sortant !  

Il y a aussi Gérald Darmanin

Le ministre des Comptes publics est un peu plus discret. Il est un peu plus subtil… Ou un peu plus politique ! 

Depuis le début du quinquennat, il faut dire qu’il a eu de très bons bulletins, avec de supers résultats dans la matière Prélèvement à la source... Mais maintenant que ce chantier colossal est derrière lui, eh bien il commence à en avoir un petit peu marre de faire toujours la même chose… Le Budget, non seulement ce n’est pas trop son truc, mais en plus il en a déjà fait 3. Alors ce qui aurait pu l’amuser, ça aurait été les Retraites… Mais on l’a donné à quelqu’un d’autre. Ou bien Beauvau ! Le ministère de l’Intérieur, ça, il en rêve… Mais c’est déjà pris. Donc il attend, il réfléchit… Et ce qui est sûr, c’est qu’il serait très déçu de ne rien obtenir.

A Noël, ceux qui ne sont pas sages n’ont pas de cadeaux… Il n’y a aucun mauvais élève dans cette classe ?

« Mauvais élève » c’est peut-être un peu fort… Mais celui qui est largement en-dessous de ses capacités c’est Jean-Yves Le Drian. Il faut se souvenir qu’avant de rejoindre Emmanuel Macron, on parlait de lui comme du meilleur ministre de François Hollande, de celui qui avait fait du En marche ! avant l’heure en Bretagne, et de celui qui allait crédibiliser ce jeune président sur la scène internationale.

Et puis plus rien. Depuis qu’il a été nommé au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian est extrêmement discret. L’Iran ? C’est Macron qui gère. Les États-Unis ? C’est encore Macron qui gère. La Russie ? C’est toujours Macron qui gère. Alors certes, les Affaires étrangères c’est ce qu’on appelle le domaine réservé du président… Certes Jean-Yves Le Drian, c’est un petit peu comme le délégué de classe auquel personne n’ose rien dire… Mais en ce jour de réveillon, à part le Père Noël, je ne vois pas vraiment qui peut rendre à Jean-Yves Le Drian la superbe qu’il avait hier.

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