Par Marcelo Wesfreid.

Lundi, la France et l’Allemagne célébraient le 55ème anniversaire du traité de l’Elysée.  Qui a marqué la réconciliation entre nos deux pays. Les deux parlements ont prévu une séance spéciale. Or, rien ne s’est passé comme prévu. Racontez-nous. 

C’est simple. Lundi, le Bundesgtag était bourré à craquer, pour écouter François de Rugy. Le président de l’assemblée nationale a fait un discours, en Allemand, sur le destin mêlé de nos deux pays. Surprise. Même Angela Merkel est venue écouter. Alors que ce n’était pas prévu. 

A Paris, c’était tout l’inverse. Le Palais Bourbon était à moitié vide. Quelques députés. C’était clairsemé. Pas à la hauteur de l’enjeu. Et c’est dans ce contexte que Wolfgang Schaüble, le président du Bundestag a fait, lui, un discours en français

Pour écouter Schauble, le gouvernement français n’avait envoyé qu’une sa ministre déléguée à l’Europe Nathalie Loiseau. Puis on a appelé Nicolas Hulot en catastrophe, pour avoir au moins un ministre d’Etat.

C’est étonnant, quand même, que s’est-il passé ?

Un incroyable raté. Etonnant parce qu’il émane du camp macroniste, censé être à fond pour l’Europe. 

Les députés Républicains étaient là, eux. Ils avaient été rameutés par SMS le dimanche. Les Insoumis étaient nombreux. Il y avait des députés du Front National aussi ; Mais il manquait quasiment tous les macronistes. Il n’y avait que 48 députés LREM sur plus de 300. 

A qui la faute ? Pour certains, c’est le signe que Richard Ferrand, le président de groupe, ne fait pas le job, est démotivé. D’autres, disent que c’est la présidence de l’Assemblée qui n’a pas assez fait la publicité de cet événement. En tout cas au sommet de l’exécutif, on était très mécontent de l’image renvoyée par la France. 

Ça fait mauvais genre, c’est sûr ! 

Oui, et ce n’est pas bon signe avant les européennes. Car le prochain scrutin, c’est les Européennes, l’an prochain. Macron tient absolument à incarner l’esprit pro européen, face aux listes plus ou moins eurosceptiques. Or, les réflexes pro-européens, aussi bien chez les ministres que les députés de la majorité, ne sont pas encore là. Il reste encore du boulot, pour que ce soit vu comme un combat exaltant, et pas une corvée.

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