Pourquoi cette communication autour de la compagne du Président ?

On parle beaucoup ces jours-ci du couple Hollande-Gayet. Il y a d’abord eu la une de Paris Match , puis une première apparition de Julie Gayet lors des commémorations du 18 juin, enfin un tour à la foire du vin de Bordeaux au même moment que François Hollande, et une rumeur fausse qui prétendait qu’ils avaient dormi ensemble dans le château de Bernard Arnauld.

Les Français l’ont bien compris : la consigne est celle de la « normalisation » en douceur.

Jusque-là, François Hollande était notre quatrième président célibataire, après Louis-Napoléon Bonaparte, Gaston Doumergue, René Cotty ou très brièvement Nicolas Sarkozy. Hollande, qui prêche la normalité, voulait pouvoir assumer une liaison où il n’était pas obligé de se cacher. Une liaison officielle, sans être ostentatoire.

deux responsables du magazine closer condamnés dans l'affaire julie gayet
deux responsables du magazine closer condamnés dans l'affaire julie gayet © reuters

Pourtant, on avait l’impression que Ségolène Royal revenait en force à ses côtés. Les commentaires sur cette complicité renouvelée avec Ségolène Royal ont aussi poussé le Président de la République à se montrer un peu plus avec son actuelle compagne. Il a ainsi écarté l’idée d’un retour de la « première concubine ».

Mais surtout, cette presqu’officialisation lui évite d’être traqué par les photographes, comme ce fut le cas il y a un an sur son scooter, ou plus récemment quand on a découvert dans la presse une photo volée dans le jardin de l’Elysée. En choisissant le moment, il leur donne des imagesaux photographes et en échange, il maîtrise l’histoire officielle de ses amours. Il aurait été catastrophique à l’approche de la présidentielle que la situation de Julie Gayet ne soit pas clarifiée. Il le fait donc, mais sans accorder à sa compagne la place très codifiée de première dame.

Faut-il considérer que désormais la notion de première dame a perdu du terrain ?

Il y a une vraie question qui se pose. Le départ de Cécilia Sarkozy avait ouvert une brèche en critiquant ce rôle officiel. Celui de Valérie Trierweiler a souligné le malaise. La mise en scène autour de Julie Gayet montre que la première dame à part entière. La nouvelle amie du président est une semi-clandestine devenue désormais semi-officielle. Elle n’aura pas de cabinet à l’Elysée, elle ne sera pas présente lors des visites d’Etat.

Mais cela ne veut pas dire que cette évolution soit irréversible.Pendant le quinquennat Sarkozy Carla Bruni, qui peut se revendiquer tout aussi moderne que Julie Gayet, était une première dame assumée. Le couple marié a encore de beaux jours devant lui à l'Elysée.

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